La Défense belge vient de débourser près de 30 M€ pour renforcer en urgence les capacités de lutte contre les menaces NRBC de l’Ukraine. Deux contrats ont été attribués dans ce sens à autant d’entreprises.
Attribués entre mi-juin et fin juillet, ces deux contrats n’ont été officialisés que ce matin. Aucun volume n’est détaillé, mais chacun court pour une durée d’un an. Dans les deux cas, l’ « urgence impérieuse » des besoins ukrainiens a permis de sélectionner des solutions sans passer par la case de l’appel d’offres.
Valorisé à près de 20 M€, le premier marché prévoit la livraison de systèmes de détection d’agents chimiques Falcon 4G aux militaires ukrainiens et belges. Produit par l’entreprise slovaque SEC Technologies, ce détecteur portable est efficace jusqu’à 6 km. Une dizaine de pays en sont dotés, dont l’Ukraine, les États-Unis et le Grand-Duché de Luxembourg.
Le second marché, supérieur à 11 M€, annonce la livraison par le groupe britannique AVON Protection de masques à gaz FM53 et de systèmes respiratoires CS-PAPR. Là aussi, l’effort bénéficiera aux deux armées. Les deux équipements peuvent être combinés pour constituer un respirateur tactique disposant de plusieurs modes, dont l’un à pression négative ou un autre à ventilation assistée.
S’il est moins visible qu’auparavant, le soutien militaire belge à l’Ukraine se poursuit à plusieurs niveaux. En 2026, la Belgique s’est ainsi engagée à contribuer à hauteur de 100 M€ à l’initiative « Prioritised Ukraine Requirements List » (PURL) de l’OTAN. L’appui bilatéral se maintien également. En témoigne cet autre marché de 30 M€ notifié début juillet à l’entreprise belge ILIAS Solutions. Il s’agissait essentiellement de fournir plus d’un millier de licences d’exploitation du logiciel ILIAS Entreprise, focalisé sur les opérations de soutien.
« Le soutien à l’Ukraine reste une priorité pour la Belgique, tant à travers l’Ukraine Defence Contact Group (UDGG) et l’UE que bilatéralement dans le contexte de l’accord de sécurité de 2024. La Belgique participe également à la coalition des volontaires sous la houlette de la France et du Royaume-Uni, coalition qui souhaite donner à l’Ukraine des garanties de sécurité dans l’optique d’un futur accord de paix », rappelait début juin le ministre de la Défense belge Theo Francken au devant des députés de la commission de la Défense nationale.
Crédits image : AVON Protection