FN Herstal rime toujours plus avec Portugal

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FN Herstal projette d’installer une capacité de production de munitions de petit calibre au Portugal, fruit d’un accord signé ce mardi qui ajoute au passage un nouveau membre au partenariat stratégique établi entre le groupe liégeois et la Défense belge. 

Après la France en juillet et d’autres États européens auparavant, au tour du Portugal de rejoindre le partenariat conclu pour 20 ans par la Défense belge et FN Herstal dans le domaine des armes légères. L’accord correspondant a été signé ce mardi dans une ancienne fabrique de poudre de la banlieue de Lisbonne et en présence du ministre de la Défense portugais, Nuno Melo, et du directeur général des ressources matérielles (DGMR) de la Défense belge, le lieutenant-général Bernard Phaleg.

Engagé en 2024, ce partenariat dit « SALW » permet à tout pays-membre de commander n’importe quelle référence du catalogue de FN Herstal jusqu’à l’été 2044, une mécanique synonyme de visibilité et d’investissements pour ce dernier et d’économies d’échelle et de sécurité d’approvisionnement pour le client. Adosser le tout au mécanisme européen SAFE, comme l’a privilégié le Portugal, permet par ailleurs de justifier ces acquisitions en gré-à-gré. 

Comme pour la France, FN Herstal renforce ses liens avec un client de longue date. Entre la gamme SCAR et les mitrailleuses MINIMI et MAG, une partie de l’armement léger de l’armée portugaise est en effet produit à Liège. Le SCAR-L est ainsi devenu le fusil d’assaut standard de l’armée portugaise au début de la décennie. Comme pour la France, la démarche s’accompagne d’un volet industriel. Si les deux dossiers sont décorrellés côté français, l’objectif reste similaire côté portugais : transférer des compétences et renforcer la filière munitionnaire européenne. FN Herstal s’est donc trouvé un champion local. Ce sera l’entreprise lisboète idD Portugal Defence. 

Rien n’est encore signé, mais les deux acolytes envisagent la création d’une co-entreprise détenue à majorité par le groupe belge, tandis que l’État portugais prévoit d’y prendre une part minoritaire. La future structure sera chargée de matérialiser un chantier évalué à 50 M€ et créateur d’une centaine d’emplois. Le lieu d’implantation est encore à l’étude. Sauf écueil, cette nouvelle capacité aux volumes cibles non détaillés devrait être opérationnelle d’ici à 2029.

« Pour ses propres besoins, la Défense belge continuera à s’appuyer sur les capacités de production existantes en Belgique. La capacité supplémentaire développée au Portugal a vocation à répondre aux besoins portugais dans le cadre du partenariat », indique la Défense belge dans un communiqué. 

Crédits image : EMGFA