« Le Sénat considère que le passage d’un effort de défense de 1,56% en 2011 à 1,1% en 2025, tel qu’il est envisagé, ne permettrait plus aux autorités de notre pays de maintenir de rôle de la France au niveau qui est le sien aujourd’hui. (…) Le seuil en deçà duquel il ne faut pas descendre, est de 1,5% du PIB », a annoncé le président socialiste Jean-Louis Carrère. Soit un budget qui doit rester au-dessus des 30 milliards d’euros, hors pensions et gendarmerie.
« Il faut que les Français comprennent que la défense se construit sur le long terme, et ne doit être motivée par des considérations économiques à court terme. (…) Il en va de notre influence, de notre souveraineté et de la crédibilité de la France » a précisé Jacques Gautier, sénateur UMP.
Outre la remise en question de la place actuelle de la France dans le concert des nations avec une armée en peau de chagrin et mal équippée, les sénateurs s’inquiètent également des trous capacitaires, des matériels vieillissants, des pertes de savoir-faire et de compétences, ainsi que des conséquences néfastes sur l’emploi. Car l’industrie de Défense, rappelons-le c’est 400 000 emplois directs et indirects.
Déjà, une défense à 1,5% du PIB, « c’est le niveau historiquement le plus faible » a ajouté Jean-Pierre Chevènement. « L’outil de défense se pense à long terme, il ne peut pas être à la merci de coupes budgétaires conjoncturelles. C’est la France qui est en jeu » a conclu l’ancien ministre socialiste de la Défense.