LOADING

Recherche

Tags: ,

Honni soit qui Mali pense…

Partager

L’armée de l’Air dispose-t-elle de stocks suffisants en armements guidés ?

En d’autres termes, après avoir tiré plus de 1000 munitions guidées pendant l’opération Harmattan en 2011, les armées françaises (armée de l’Air et Marine confondues) ont-elles eu la possibilité de recompléter leurs stocks ?

La question peut être posée à la lumière des diverses images de l’opération Serval paraissant ici ou là. On a vu par exemple les Mirage F1CR posés à Bamako avec des bombes lisses (c’est à dire non guidées) Mk82 sous les ailes. Des bombes lisses qui pourraient également équiper les Mirage 2000D, filmés quant à eux en train de recevoir des pylones d’emport latéraux, adaptés à cet armement. Tout n’est pas négatif dans l’emploi de ces munitions non guidées : en marge des opérations lancées depuis N’Djamena, les Mirage F1CR pourront faire des missions de reconnaissance armée et tirer leurs bombes en toute autonomie, sans avoir de besoin du guidage laser habituellement fourni par les 2000D. Le Mirage F1CR n’emporte pas de nacelle de désignation laser. Le Mirage 2000D peut emporter quant à lui quatre Mk 82 de 250 kg simultanément, contre seulement deux GBU guidées de même masse. Deux fois plus d’explosif donc, ce qui est toujours bon à prendre contre des objectifs ne requérant pas une précision absolue.

Enfin, des photos récemment publiées montrent des Rafale de l’armée de l’Air au décollage de N’Djamena, avec seulement deux ou trois munitions guidées sous la voilure. Une configuration inhabituelle et peu « rentable », qui pourrait là aussi s’expliquer par une certaine tension sur les stocks. En attendant que les Alliés fassent crédit ? 

Tags: