Après 15 années d’activité et plus de 3700 articles issus de contributeurs de haut vol, FOB fait le pari de changer de modèle. L’idée avait à l’origine été portée par quelques industriels soucieux de davantage valoriser un domaine terrestre et aéroterrestre français dépourvu de média spécialisé. Le pari est visiblement gagné. Vous êtes désormais plusieurs millions à nous lire chaque année, en grande majorité depuis la France, mais aussi en Belgique, en Allemagne et un peu partout ailleurs. Aujourd’hui, nous décidons de franchir un cap en faisant le choix de l’indépendance financière.
L’enrichissement n’a jamais été et ne sera jamais la finalité, mais la qualité a un coût. Elle sous-entend un investissement en temps et en énergie pour aller chercher l’information là où elle se trouve : sur les terrains de manoeuvre, dans les casernes et bases aériennes, dans les salons de défense, parmi les sites de production, laboratoires et autres lieux généralement interdits au grand public. Elle découle d’un échange direct avec « ceux qui savent ». Relevant d’un domaine à la fois sensible et technique, elle demande un degré d’exactitude et de précision que seuls la rigueur et l’établissement d’un lien de confiance durable permettent d’atteindre.
FOB choisit de miser sur sa ressource la plus précieuse : son lectorat, nombreux et fidèle. Le recours à la publicité n’est pas exclu. Il sera néanmoins limité autant que faire se peut et, surtout, restera ciblé sur ce qui est et continuera d’être notre principale ligne de nage : les forces terrestres et les filières industrielles qui leur sont associées, principalement en France, un peu en Belgique et, à l’occasion, un peu plus loin. Les publications seront maintenues à un rythme quasi quotidien. Si ce nouveau pari est gagné, l’intention reste bien de s’agrandir pour proposer davantage de contenu et une expérience toujours plus large pour le lecteur. Mais sans concession sur la qualité obtenue.
Notre principe directeur demeure inchangé : s’interdire à tout prix la récupération du travail d’un autre journaliste et s’interdire à tout prix de reproduire tel quel un communiqué de presse. Non seulement la recherche d’informations de première main doit rester la norme, mais toute information héritée d’un autre support se doit d’être vérifiée et enrichie pour garantir une réelle plus-value au profit du lecteur.
D’autres ont choisi une voie bien périlleuse et c’est là l’autre objectif poursuivi par cette évolution : protéger un contenu rare, souvent unique et donc précieux. Et malheureusement régulièrement repris. Le lecteur attentif l’aura en effet remarqué, le plagiat s’industrialise. Longtemps, la récupération aura exigé un minimum d’effort de la part des parasites du secteur. Certains sont établis de longue date et encore considérés comme des « références » malgré l’absence totale de déontologie. Ils se reconnaîtront. D’autres tentent depuis peu leur chance en cherchant à redorer une image qui, dans ce petit secteur qu’est la défense, ne fera pas longtemps illusion. Dépourvus de professionnalisme, eux aussi se sont construits par la récupération systématique de contenus, ce qui reste un vol. Eux aussi se reconnaîtront.
D’autres encore ont entièrement parié sur l’IA. Ceux-là nous auront fait rire un temps par leur capacité à digérer et à reproduire des articles presque amusants s’ils ne cachaient pas une récupération à grande échelle. Tous ces « médias » n’en ont que le nom. Lutter à armes égales est dorénavant impensable. Il sera cependant possible de leur opposer quelques pare-feux techniques tout en, et c’est regrettable pour l’honnête lecteur, les forçant à payer.
L’heure était donc venue de tout changer pour que rien ne change. Valoriser et sanctuariser, voilà le double projet que nous portons pour pérenniser ce qui est devenu bien plus qu’un blog. Votre soutien nous a été précieux dès les premiers instants, il le reste d’autant plus aujourd’hui pour que l’aventure perdure.
Merci, pour votre fidélité et votre confiance au cours de ces années extrêmement riches et, espérons-le, pour toutes celles qui suivront.
Nathan