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Thales livrera 14 radars GM200 MM/C à la Belgique

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La Belgique va se doter de 14 radars GM200 auprès de Thales, un pan d’un accord signé aujourd’hui en Turquie par le ministre de la Défense belge et son homologue néerlandaise pour muscler conjointement leur défense sol-air. 

Le dossier était sur la table depuis un moment, le voici enfin sur les rails. La Défense belge investira plus de 3 Md€ pour se doter d’un début de bouclier anti-aérien. Aux 10 systèmes NASAMS et 20 tourelles anti-aérienne Skyranger 30 sur châssis fixes évoqués de longue date viennent s’ajouter 54 camions fournis par Iveco et des radars GM200 de la division néerlandaise de Thales. 

La version exacte n’est pas détaillée mais, au vu de l’industriel concerné et de l’alignement souhaité avec les Pays-Bas dans ce domaine, il ne peut s’agir que du GM200 MM/C produit à Hengelo. La Belgique viendrait à son tour agrandir le cercle d’utilisateurs européens. La Lituanie, le Danemark, la Norvège puis la Suède ont progressivement rejoint le client de lancement national. Ce dernier avait doublé son parc initial pour le porter à 18 exemplaires. 

« Après vingt ans sans, la Belgique va, grâce à cet achat conjoint, se doter à nouveau d’une capacité de défense aérienne puissante. Cette étape est essentielle pour la protection de notre population et de nos infrastructures critiques », a commenté le ministre de la Défense belge, Theo Francken, en marge du sommet OTAN d’Ankara. 

Concrétisée sur base d’accords-cadres existants, l’ensemble de la capacité sera financée en s’appuyant sur l’enveloppe de 8,34 Md€ empruntée à l’Europe grâce au mécanisme SAFE. Définitivement validée fin mai, cette ligne de crédit sera également mobilisée pour acquérir de nouvelles tranches de véhicules blindés auprès de la France, ainsi que des drones et des munitions.

Capteurs ou effecteurs, l’investissement devrait se traduire par des retombées de « plusieurs centaines de millions d’euros » pour la filière industrielle belge. Thales Belgium, ACB, Rogers, Materialise ou encore Layerwise sont appelés à participer au volet radar via la production de composants et de circuits imprimés ou via de la fabrication additive, de la simulation, de la cybersécurité et de la maintenance.

« Cet achat va générer beaucoup de travail pour notre industrie de la défense. Et pas seulement du travail. Il y aura également un transfert de savoir-faire. Nos entreprises pourront ainsi s’intégrer dans une chaîne de production industrielle très précieuse », résumait Theo Francken. 

Hasard du calendrier, l’annonce intervient au moment choisi par Thales pour revenir sur l’effort consenti en matière d’accélération tous sites et gammes confondus. En France et aux Pays-Bas, la production de radars a ainsi quadruplé entre 2021 et 2025. L’accord stratégique signé le mois dernier par l’industriel et le ministère de la Défense néerlandais prévoit de poursuivre l’effort pour parvenir à produire 60% d’antennes supplémentaires entre 2025 et 2028. 

Crédits image : Thales

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