La Norvège dit non à la TF Takuba

(Crédit : Sigurd Tonning-Olsen/ministère de La Défense)

(Crédit : Sigurd Tonning-Olsen/ministère de La Défense)

 

Faute d’un soutien suffisant de son Parlement, la Défense norvégienne n’est pas autorisée à intégrer la future Task Force Takuba, unité de forces spéciales européennes prochainement créée afin d’accompagner l’armée malienne au combat.

 

« Nous sommes préoccupés par la détérioration de la situation au Sahel et comprenons la nécessité de créer la Task Force Takuba. Le gouvernement a soigneusement examiné cette question et a consulté le Parlement. Comme nous ne disposons pas du soutien du Parlement, nous sommes parvenus à la conclusion que la Norvège ne rejoindra pas cette force dans l’immédiat, » a déclaré aujourd’hui le ministre de la Défense norvégien Frank Bakke-Jensen.

 

Cette question pourra néanmoins être réévaluée à une date ultérieure, a ajouté le ministre. L’envergure de la contribution norvégienne n’était pas connue, car conditionnée par l’octroi de l’aval parlementaire. La Norvège est le premier pays à décliner officiellement la requête envoyée par la France. Pour l’instant, seuls l’Estonie, le Danemark et la Belgique ont confirmé leur participation. La République tchèque et la Suède ont encore besoin du feu vert parlementaire pour pouvoir envoyer, respectivement, un maximum de 60 et 250 militaires.

 

Les militaires norvégiens sont présents de manière limitée au Sahel, et uniquement pour des missions de maintien de la paix ou des exercices ponctuels. La Norvège gère principalement le Camp Bifrost de Bamako (Mali), base aérienne d’où décollent les avions de transport en soutien de la MINUSMA. Le contingent norvégien (70 soldats et un avion C-130J) a été relevé à la fin de l’année 2019 par un détachement danois. Ne reste, pour l’heure, qu’une quinzaine de militaires intégrés à la MINUSMA. Ils seront rejoints vers la fin 2020 par C-130J déployé pour une nouvelle rotation de six mois.