Encore de l’externalisation pour la FORFUSCO

Des membres du commando Trépel lors d'un SOGH d'entraînement au dessus de Djibouti (Crédits: ministère des Armées)

Des membres du commando Trépel lors d’un SOGH d’entraînement au dessus de Djibouti (Crédits: ministère des Armées)

 

Le sujet de l’externalisation n’a rien de neuf mais tend à s’accélérer du côté de la force maritime des fusiliers marins et commandos (FORFUSCO). Le ministère des Armées envisage à présent la location de cinq aéronefs pour la formation et le MCO des parachutistes et des équipes de largage de la Marine nationale. Soit une cible dédoublée par rapport au besoin exprimé lors du marché précédent.

 

Des deux lots présentés en 2015 (lot 1 16-25 paras et lot 2 pour 8-10 paras), seul le second avait trouvé preneur auprès du Girondin Space dropping (Floudès) pour une durée d’un an reconductible à trois reprises. Cinq ans plus tard, le besoin se précise et évolue à la hausse. L’appel d’offres diffusé ce 22 juin comprend désormais la location de cinq appareils, subdivisés en autant de lots visant chacun à répondre à des exigences capacitaires et géographiques précises. Le lot 3, par exemple, requiert l’emport d’au minimum 22 parachutistes pour la réalisation de sauts à ouverture automatique et à ouverture commandée retardée au dessus de trois départements métropolitains.

 

En liaison avec l’ETAP de Pau, ces missions de largage auront lieu de jour comme de nuit dans les départements de l’Allier, du Var et du Morbihan, les deux derniers hébergeant l’ensemble des unités de commandos marine de la Marine nationale. Des largages en mer sont possibles, au large de l’île de Groix (Morbihan) notamment. Le tout représente un volume minimal de 440 heures de vol pour les 12 mois de la tranche ferme initiale, ou au minimum 1380 heures en cas d’affermissement des trois reconductions annuelles optionnelles.

 

Nous n’avons donc pas fini d’entendre parler d’externalisation, levier au gain financier incertain mais néanmoins privilégié de longue date par les Armées pour recentrer des moyens patrimoniaux parfois insuffisants sur la préparation opérationnelle et les OPEX et MISSINT. Après les paras ou les pilotes de l’ALAT, entre autres, ce levier pourrait maintenant intervenir en appui du CFAA de Nancy dans le cadre de la formation des JTAC français et allemands. Une RFI a été émise dans ce sens la semaine passée par la DGA.