SOFINS 2017 : FEELTACT fera bientôt vibrer le COS

Communication rime plus que jamais avec discrétion, comme nous le démontre le bracelet de communication vibrant FEELTACT présenté par la PME Novitact lors du salon SOFINS 2017. La technologie FEELTACT repose sur un couplage vibration-signal lumineux qui entend mettre à profit « l’aptitude exceptionnelle des forces spéciales à apprendre de nouveaux types de communication », nous explique Vanessa Caignault, co-fondatrice de Novitact. Vendu à près de 1000 exemplaires aux acteurs de la sécurité, FEELTACT a récemment tapé dans l’œil du COS, qui s’apprête à en évaluer un premier lot.

 

FEELTACT, ou quand communication rime avec discrétion

FEELTACT, ou quand communication rime avec discrétion

 

Lancée en 2013 en partenariat avec l’Université Technologique de Compiègne (Oise), la technologie FEELTACT est industrialisée depuis plus d’un an et déployée en pré-série depuis deux ans et demi. Ce bracelet intelligent a d’ores et déjà prouvé sa pertinence à l’occasion de nombreux évènements publics, tel que le festival de Cannes, qui auront participé à la validation du concept et à l’élaboration de scénarios d’utilisation.

 

La question sous-jacente au bracelet FEELTACT est étroitement lié aux opérations spéciales : comment communiquer en toute discrétion ? Exit le son, les sept employés de Novitact ont logiquement concentré leurs efforts sur l’utilisation d’autres sens, à savoir le toucher et la vue. FEELTACT repose donc avant tout sur une série d’éléments vibrants et un module lumineux. Tant l’intensité, que la succession des vibrations et le choix de la couleur et de la séquence du signal lumineux correspondent à un message précis. Cela permet à l’opérateur de « paramétrer tel bouton, qui enverra tel signal à tel équipier sous tel format », précise Caignault. En d’autres termes : le panel de signaux d’alertes est pratiquement illimité.

 

Novitact revendique à l’heure actuelle la création de non moins de 50 actions différentes, déclenchant par exemple l’envoi de SMS ou de mail automatisés contenant les données précises de géolocalisation. L’ensemble est opéré au départ d’une application mobile compatible iOS/Android particulièrement intuitive et entièrement paramétrable.

 

L'interface iOS/Android de FEELTACT

L’interface iOS/Android de FEELTACT

 

Mais pourquoi un bracelet ? Outre la facilité d’accès à l’information, « le poignet est l’une des parties les plus sensibles du corps », nous apprend Caignault, avant d’ajouter que Novitact envisage sérieusement l’intégration de sa technologie dans un gant, voire une chaussette.

 

Le flux de données opère d’abord par Bluetooth entre le bracelet et le smartphone qui lui est associé « dans un rayon de 30 à 40 mètres », précise Caignault, puis par Internet entre les différents opérateurs. FEELTACT est rechargeable au moyen d’un simple port Micro USB, pour une autonomie maximale de 36 heures.

 

Seul petit bémol, FEELTACT n’est pas encore immersible, mais Novitact confirme avoir entamé l’étude qui permettra d’ajouter cette capacité. Suite à la récente commande du COS, Novitact se penchera également sur l’adaptation du software afin qu’il puisse s’intégrer aux réseaux de communication sécurisés des forces spéciales.

 

Loin de n’avoir séduit que le COS, FEELTACT aurait aussi retenu l’attention d’unités spéciales des forces de police françaises, dont, sans surprise, le RAID et le GIGN.