Le Parlement suédois dit oui à la Task Force Takuba

Des militaires suédois déployés au Mali dans le cadre de la MINUSMA (Crédit: Anton Thorstensson / Försvarsmakten)

Des militaires suédois déployés au Mali dans le cadre de la MINUSMA (Crédits: Anton Thorstensson / Försvarsmakten)

 

Il n’y aura pas de scénario à la norvégienne en Suède. Contrairement à son voisin scandinave, le Parlement suédois (Riksdag) a donné cet après-midi son aval pour le déploiement d’un contingent de forces spéciales au sein de la Task Force Takuba.

 

« Suite à la présentation du rapport de la commission conjointe de la Défense et des Affaires étrangères relatif à la contribution suédoise au renforcement de la sécurité au Mali, je déclare que le Parlement a aujourd’hui approuvé la proposition de décision de la commission parlementaire », indiquait le président du Rikdsag, le député d’extrême-droite Andreas Norlén.

 

Adoptée à 41 voix pour et 14 contre au terme de trois mois de processus parlementaire, cette proposition gouvernementale autorise les militaires suédois à « prendre part à une unité multinationale de forces spéciales dirigée par la France, qui assistera les forces de sécurité du Mali dans leur combat contre les groupes terroristes sur le territoire malien et sur le territoire nigérien ». Les douze motions déposées tant par des groupes de la coalition que de l’opposition ont toutes été rejetées, le texte initial est donc adopté dans son intégralité.

 

Le feu vert parlementaire désormais acquis, plus rien n’empêche le gouvernement suédois d’accorder le mandat correspondant aux forces armées suédoises. Celui-ci comprend le déploiement de 150 militaires et d’hélicoptères jusqu’au 31 décembre 2021. Ce contingent pourra être temporairement renforcé d’une centaine de personnels supplémentaires si l’évolution de la situation le nécessite.

 

Après l’Estonie, la Suède est donc le second pays européen à affermir une contribution conséquente au profit du futur dispositif européen. Un premier engagement en appui de l’armée malienne est prévu d’ici la fin de l’été avec une centaine de militaires. Une décision est maintenant attendue du côté de la République tchèque, qui envisage de participer avec une soixantaine de forces spéciales.