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La compagnie de reconnaissance et de frappe, l’oeil et le glaive déportés du régiment d’infanterie

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Une première unité de drones de contact est à pied d’oeuvre dans l’infanterie. Créée à l’initiative du 35e régiment d’infanterie de Belfort, cette compagnie de reconnaissance et de frappe a vécu son baptême du feu au printemps lors de l’exercice ORION 2026. Une séquence riche en enseignements pour développer une idée qui n’a pas vocation à demeurer figée. 

L’expérience d’ORION

Quel plus beau laboratoire que la dernière phase d’ORION pour confronter un nouveau format de compagnie d’appui à la réalité du terrain ? Avec ses 12 500 militaires engagés durant 20 jours entre Auxerre et Reims, l’opportunité était d’autant plus belle qu’en face, la force adverse comptait dans ses rangs l’escadron de drones de chasse du 1er régiment d’infanterie de marine (1er RIMa), première itération tant redoutée d’un concept progressivement étendu à d’autres. Au sein du 35e RI, cette nouvelle structure a pris l’appellation de compagnie de reconnaissance et de frappe (CRF). L’évolution est double pour un régiment d’infanterie. La CRF ne se contente par de concentrer un maximum de drones d’observation, drones d’attaque, munitions téléopérées et missiles antichars. Elle les place également sur l’avant des forces, quand la compagnie d’appui dont elle est issue est théoriquement appelée à renforcer les compagnies de combat. 

Sa mission est très claire : « être capable de renseigner sur une profondeur de 0 à 15-20 km par rapport à la ligne de front et de réaliser des effets de destruction dans cette profondeur », nous explique le chef de corps du 35e RI, le colonel Franck Duchemin. En tant qu’échelon de découverte autonome, c’est à cette CRF qu’il revient de reconnaître le terrain, « partir à la pêche », forcer l’ennemi à sortir et déterminer « si cela passe ou non » pour les VBCI qui suivent. En cas d’obstacle, elle tentera d’ouvrir le rideau. Et si le bouclier adverse est trop dense, elle usera de tous ses moyens pour l’amoindrir et renverser le rapport de forces en amont du choc à venir. L’expérience d’ORION aura été utile. « Nous avons pu renseigner, nous avons pu taper avec nos VBCI sur quelques objectifs », observe le commandant de la CRF, le capitaine Joseph. En manoeuvre offensive, la CRF « a permis d’éclairer le bataillon. Elle a reconnu et tenu les points de franchissement, notamment sur l’Aube et la Marne », complète son supérieur. En bref, cet échelon aura eu « un effet immédiat sur l’ennemi ». 

Entre la multiplicité de drones et les moyens de guerre électronique à sa main, cette CRF « apporte moins de doutes, plus de transparence, plus de réactivité ». « On apporte de la certitude et plus de tranquillité à nos chefs », relève le capitaine Joseph. Un peu plus de célérité aussi. À l’heure où nous le rencontrons, le 35e RI s’apprête à affronter la force adverse retranchée dans le camp de Mourmelon au terme d’une phase de progression de plusieurs dizaines de kilomètres par jour, « ce qui n’est pas habituel ». Si les Gaillards et leur VBCI ont pratiquement avancé deux fois plus vite que prévu, c’est aussi grâce à une unité qui a été taillée pour progresser rapidement, gagner du temps et, dans la mesure du possible, imposer le rythme et le lieu du combat à l’adversaire. Avec ses moyens antichars, la CRF permet de façonner directement un ennemi qui n’est pas habitué à rencontrer des unités d’infanterie aptes au renseignement. « Je pense, et on aura pu le mesurer durant ORION, que cela fait peur », souligne le capitaine Joseph. 

La CRF aura au passage démontré sa polyvalence d’emploi. Elle aura servi de pion de déception pour la prise de Brienne-le-Château (Aube). En lançant ses deux sections VBCI et des vagues de drones à l’assaut, la CRF a trompé l’ennemi et l’a forcé à dégarnir l’espace sur lequel l’effort réel sera ensuite mené par le gros du bataillon. Un pari gagnant, Brienne-le-Chateau est tombé en moins d’une heure. La CRF a également été détachée au profit de la brigade pour créer une tête de pont avec le groupement commando blindé (GCB). Héliportée au milieu de la  nuit, elle aura été la première à poser pied à terre pour garantir une couverture dans la profondeur au GCB. Expérimentale, la manoeuvre répondait au besoin d’amener de la masse sur zone pour s’assurer de la conserver. Les retours d’expérience du conflit russo-ukrainien et de son front majoritairement statique ne sont jamais loin, en témoigne l’échec de la prise de l’aéroport ukrainien d’Hostomel par les parachutistes russes faute d’avoir été renforcés à temps. « Nous ne sommes pas meilleurs mais on en tire des leçons », estime le capitaine Joseph. 

Cette CRF, c’est un début de réponses à la volonté de l’état-major de la 7e brigade blindée de répondre aux défis tactiques remontés des conflits récents ou en cours. Pour tous ses régiments, l’un des enjeux du moment consiste à « proposer des structures de circonstances appropriées au besoin ». Les Gaillards rejouent ainsi certains engagements passés. L’un d’eux, réalisé quelques mois avant ORION, s’est directement inspiré de l’offensive ukrainienne sur Koursk. Il s’agissait alors d’évaluer in situ « comment les Ukrainiens ont fait pour franchir la frontière, fixer le personnel rencontré, les détruire et relancer l’action ». Et vice-versa, la focale portant tout autant sur cette percée russe réalisée à partir d’éléments à pied ou en véhicules légers dans un compartiment peu surveillé. Si le corridor avait pu être élargi par l’envoi de drones et de missiles, la contre-attaque de véhicules de combat d’infanterie ukrainiens a finalement stoppé l’avancée russe. Là encore, l’absence d’un second échelon idéalement blindé aura sonné le glas des éléments avancés. 

De jour comme de nuit, pas de répit pour les télépilotes de la CRF, notamment mobilisés pour renforcer un raid mené par le GCB
(Crédits image : 35e RI)
Nouvelle structure, nouveaux moyens

Construire cette unité ad-hoc aura demandé du temps et de l’imagination. L’évolution s’amorce en quelque sorte dès 2022-2023 avec la création d’une section de reconnaissance et robotique de l’infanterie (SRRI). Transformée en SRGE, elle devient un atout aux mains du chef de corps et constitue le noyau à partir duquel sera formée la CRF. Il n’aura pas fallu longtemps pour que le 35e RI s’engouffre dans la voie tracée par le 1er RIMa et son escadron de drones de chasse. Engagés dès l’été dernier, les travaux ont mené à de premiers résultats démontrés fin 2025. Six mois et quelques essais plus tard, la compagnie d’appui a changé de visage en ne misant que sur les atouts régimentaires. 

Pour compléter le socle existant, le 35e RI a commencé par adapter une section « qui a une bonne connaissance du renseignement et forme ses personnels à être naturellement discrets. Le choix s’est porté assez naturellement vers la section de tireurs d’élite ». Le temps d’y propager quelques instructions de doctrine et de les sensibiliser au combat embarqué, et une seconde SRGE était sur pied. Le 35e RI a répété la manoeuvre avec son unique section antichar (SAC). Pour en fonder une seconde, il aura cette fois suffi d’agréger les groupes antichars des compagnies de combat. L’échelon « feux », amené par la section d’appui mortier de 120 mm (SAM120), ne disparaît pas mais demeure en appui « juste derrière ». En combinant deux SAC et deux SRGE, la CRF contribue à dédoubler les fuseaux et autorise le régiment à aligner deux compagnies de combat côte-à-côte. Surtout, elle permet « d’aller très vite vers l’ennemi ». D’une certaine manière, elle s’inspire un peu de ce que fait la cavalerie avec des escadrons de recherche et d’intervention parfois utilisés en sous-groupements de recherche au contact. « C’est nouveau pour nous donc on tâtonne un peu, mais on s’inspire de ce qu’ils font », pointe le capitaine Joseph. 

« Le monde évolue. Il faut savoir évoluer. De nouvelles capacités apparaissent, alors pourquoi s’en priver ? », questionne le commandant d’unité. Difficile de mieux résumer la logique retenue par cette compagnie « laboratoire ». ORION aura permis d’agréger et d’exploiter plusieurs briques émergentes. Souvent isolée, parfois dispersée et parmi les premières à se retrouver au contact, la CRF doit pouvoir garder une vision précise et fiable de son dispositif tactique. Elle a pour cela expérimenté le SICS LTE, version légère du système d’information du combat SCORPION (SICS) intégrée sur un smartphone durci de type Crosscall. Déployé du groupe à la brigade, SICS LTE se concentre sur la géolocalisation amie (BFT) et la messagerie, et permet entre autres de dessiner des schémas tactiques. 

Mais le sursaut le plus visible reste évidemment celui des drones. « Nous sommes plutôt en pointe dans le régiment et dans la brigade. On propose, on demande, on teste, on innove par le bas », commente le capitaine Joseph. Le 35e RI dispose aujourd’hui d’une cinquantaine de télépilotes. Près la moitié relève d’une compagnie d’appui dotée d’une quarantaine de vecteurs, un format jugé suffisant pour ne pas s’encombrer et, surtout, ne pas oublier son coeur de métier, sa nature de fantassin. Les drones d’observation sont connus, maîtrisés et régulièrement renouvelés. Les Gaillards voient ainsi arriver leurs premiers drones Parrot Anafi UKR. Ils constituent à eux seuls « une grande plus-value en reconnaissance, de par la possibilité d’éloigner le fantassin de la zone à renseigner », indique le colonel Duchemin. Les drones d’attaque atterrissent à leur tour, généralement sous la forme de munitions téléopérées à pilotage immersif (MPI). Ils viendront compléter la trame antichar par leur trajectoire plus aléatoire, moins prévisible. 

Le segment des MTO repose quant à lui sur la solution Damoclès. Une fois encore, le 35e RI est pointe. Il est, avec le 1er RIMa, l’un des deux seuls régiments de l’armée de Terre à en être équipé. Tout repose actuellement sur les épaules du sergent Jean-Baptise, chef de groupe antichar et premier fantassin formé à l’utilisation de cette MTO de courte portée développée par KNDS France et Delair. Son premier tir, il l’a réalisé en décembre dernier à Suippes avec la Section technique de l’armée de Terre (STAT). Partagée avec le 1er RIMa et, chose rare, en avance sur les forces spéciales, la séquence venait finaliser le stage de primo-formateur. Depuis, le sous-officier a accumulé les heures de vol et les retours d’expérience. L’intérêt de Damoclès, en dehors de sa tête militaire et d’une portée étendue à 10 km ? Contrairement au drone FPV exigeant un entraînement régulier, Damoclès est « très facile d’utilisation, voire davantage qu’un drone stabilisé », note le sergent-chef Jean-Baptiste. Cette MTO, le 35e RI en aura tiré une dizaine de manière simulée durant ORION, pour autant d’objectifs détruits. Seule une munition armée aura pris les airs à la faveur d’un tir de démonstration parfaitement exécuté en clôture d’ORION et sous les yeux du président de la République. Drones armées ou MTO, pas question de les confier aux tireurs d’élite ou à la SAM120, chacun focalisés sur leur spécificité. Les SAC, par contre, sont taillées pour détecter, se positionner en tirant partie du terrain et conduire un combat rétrograde en changeant régulièrement de position mais toujours en « modelant » l’ennemi. « Quoi de mieux que de leur donner du drone ? », soulève le capitaine Joseph. 

Bien qu’indispensable, le drone « fait peur ». La CRF n’a finalement pas rencontré l’escadron de drones de chasse du 1er RIMa. « Je sais que c’est quelque chose que nous devons chercher à faire pour déterminer quels sont les effets. Faire se rencontrer ces deux UDC sera intéressant pour continuer à progresser, à s’améliorer », analyse le colonel Duchemin. Face à cette menace constante et protéiforme, le premier réflexe reste la prudence. La CRF, au travers de ses SRGE, a pu bénéficier de moyens de guerre électronique de dernière génération. Ce sont ces détecteurs HADDES et ESUS, par exemple. Le premier, produit par MC2 Technologies, détectera les fréquences radio, WiFi, 4G et données GPS jusqu’à 1 km. L’autre, proposé par Spherea, est monté sur véhicule et portera jusqu’à 5 km. BLAST enfin, également conçu par MC2 Technologies, se focalise sur le brouillage des liaisons adverses. Le tout assure « de quoi couvrir la compagnie, cela marche bien. Le résultat est concluant, il y a des leçons à tirer », constate le capitaine Joseph. Mais si la compagnie dispose de quelques équipements de lutte anti-drones, le combat sera considéré comme perdu s’il faut les mobiliser. En cas d’arrêt sur position, le temps de survie est désormais estimé à 15 minutes. La voie privilégiée tient donc de la permanence du mouvement. Un échelon de découverte cherchera plutôt à se déplacer sans cesse pour forcer l’adversaire à gaspiller ses moyens et son énergie et, in fine, à rompre le contact. 

Un Gaillard et son détecteur électromagnétique HADDES, conçu par MC2 Technologies
(Crédits image : 35e RI)
Un chantier en cours

Le concept tactique est validé mais la réflexion ne s’arrête pas à ORION. Déployée en juin au Centre d’entraînement aux actions en zone urbaine (CENZUB) de Sissonne , la CRF continuera de s’affiner ou de changer autour d’un motto clair : « une remise en cause perpétuelle ». La conflictualité évolue sans cesse et très rapidement. Rien ne dit que le succès du modèle actuel assurera la victoire de demain. « Il faut continuer à monter en gamme et c’est pour cela que je vais projeter mes deux sections de drones de frappe avec moi en Roumanie pour qu’elles puissent continuer à s’entraîner, pouvoir comparer ce qu’il se fait dans d’autres armées et continuer à monter en compétence », annonce le patron des Gaillards. ORION a d’ailleurs mis en avant une série de limites. Le raid nocturne en appui des GCB, par exemple, était aussi une parenthèse durant laquelle le régiment n’a plus disposé de son échelon de découverte. Les enseignements permettront de voir en quoi cette absence a pesé sur son action. L’allonge et la vitesse supérieures engendrent des frictions supplémentaires sur les chaînes de soutien logistique et médical. Pour les SAC et SRGE, il faudra soit gagner en autonomie, soit garantir la création d’une ligne de vie pérenne. Le 35e RI planche en particulier sur l’autonomie énergétique, lui qui a justement la chance d’être basé au sein d’un pôle d’expertise de l’énergie par hydrogène. « Nous travaillons avec les écoles et les entreprises locales pour trouver une solution de génération d’énergie à bas coût et sans signature thermique », précise le colonel Duchemin. 

Le terrain a mis en avant les limites des sections concernées. Avec 25 Gaillards pour opérer du missile antichar, des drones d’attaque et d’observation et des VBCI, le chef de section n’a plus assez de « fantassins purs » à disposition pour assurer la protection rapprochée de l’ensemble. Se pose donc la question du volume, d’autant plus complexe à l’heure où l’armée de Terre renforce ses régiments d’appui et de soutien en piochant dans les régiments de mêlée. Les drones supposent à leur tour une vigilance accrue en matière de ressources humaines. Il faut une dizaine de candidats pour former « un très bon télépilote ». Il faut non seulement convaincre et former, mais ensuite entretenir et adapter. Voilà pourquoi le 35e RI s’est doté en janvier dernier d’une cellule d’instruction et d’entraînement des drones (CIED). À charge de cette cellule pilotée par l’ancien référent drone de la compagnie d’appui d’aller détecter tous les potentiels dans toutes les compagnies pour en faire des télépilotes. Un temps retardée, la montée en puissance sur Damoclès va enfin pouvoir démarrer. Lorsque nous l’avons croisé à Mourmelon, le régiment était alors en attente d’une dizaine de vecteurs d’entraînement à tête inerte et récupérables en filet pour compléter la couche théorique acquise jusqu’à maintenant. L’objectif sera de former a minima tous les télépilotes des deux SAC régimentaires, soit une dizaine de personnels. 

Le volet matériel n’est pas en reste. « La livraison des drones arrive tout juste au moment où nous en avons besoin pour nos UDC », signale le colonel Duchemin. Jusqu’alors assemblés en interne et avec les moyens du bord, les drones FPV seront complétés de modèles « qui pourront être utilisés en masse et avec des capacités plus importantes que celles d’aujourd’hui ». Un segment drones robuste réclame cependant un renouvellement régulier et rapide. Ce dernier ne se focalisera pas tant sur le nombre de vecteurs que sur certaines briques pour gagner en portée, en finesse de détection, en résistance au brouillage « parce que l’ennemi s’adapte plus vite que nous ». La CRF ne cache par ailleurs pas son intérêt pour le programme « antichar courte portée » (ACCP), qui vise à combler l’écart existant entre le lance-roquette AT4 F2 et l’Akeron MP. Deux solutions ont été adoptées à ce jour : le missile NLAW et le canon sans recul Carl-Gustav M4, tous deux conçus par le groupe suédois Saab. Le second aura pour intérêt, entre autres, d’élargir le panel d’effets tout en étant plus léger que l’Akeron MP. 

« La mobilité est un vrai sujet », poursuit le colonel Duchemin. Principale monture de l’infanterie blindée, le VBCI combine une puissance de feu et un degré de protection qui l’orientent vers les chocs les plus durs. Le VBCI permet certes d’exploiter directement le renseignement en frappant fort, mais ses 28 ou 32 tonnes l’empêchent de suivre à la trace les unités plus légères comme les SRGE. Sans écarter définitivement ses VBCI, la CRF réfléchit à d’autres voies pour ménager leur potentiel tout en gagnant en agilité et en discrétion, quitte à lâcher du lest sur le blindage et la puissance de feu. Des essais ont été conduits en octobre dernier au CENTAC de Mailly-le-Camp à partir de VT4 et de Ford Ranger. ORION a en partie été joué sur VT4. Le verdict est limpide. Ni le VT4, ni le Ford Ranger ne sont taillés pour s’affranchir d’un maximum de terrain. Entre un VT4 et un VBCI, il y a dès lors un compromis à trouver. La réponse pourrait, au moins partiellement, résider dans cet appel d’offres lancé il y a peu pour près de 1000 pick-ups à simple ou double cabine. Mais la finalité espérée, ce sera plutôt de conserver la réversibilité des plateformes et, dans un monde idéal, de se diriger vers ce VBCI doté de rampes pour Akeron MP et à partir duquel le télépilote guidera ses drones tout en restant à l’abri. « Faire voler un essaim de drones depuis un VBCI est une des pistes. Cela fait partie des réflexions en cours », confirme le colonel Duchemin. 

Contrairement à son homologue du 1er RIMa, la CRF du 35e RI n’a pas arpenté les Champs-Élysées hier pour le 14 juillet. Le coup de projecteur parisien leur reviendra un jour mais, pour les Gaillards, la priorité est sans doute ailleurs. Quatre autres régiments de la 1ère division sont en effet appelés à mettre sur pied une UDC : le 7e bataillon de chasseurs alpins, le 5e régiment de dragons, le régiment d’infanterie char de marine et le 4e régiment de chasseurs. L’heure est donc avant tout à la poursuite et au partage des réflexions dans ce qui devient un nouveau pas vers le combat dronisé de demain. 

Crédits image : 35e RI

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