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Pas de nuage à l’horizon pour le budget 2027 des armées

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Dans les temps et conforme à l’actualisation de la loi de programmation militaire. Les premiers arbitrages du budget 2027 sont sortis et, pour l’instant, les armées échappent une fois encore au tour de vis généralisé. 

Tout le monde va devoir se serrer la ceinture, ou presque. Comme tous les 15 juillet, le gouvernement a transmis au Parlement les traditionnels plafonds de dépenses fixés pour chaque ministère en vue de la préparation du projet de loi de finances pour 2027. Malgré une santé financière alarmante, la France ne renonce pas à son effort de défense et prévoit de lui consacrer 6,4 Md€ de crédits nouveaux l’an prochain. L’inverse aurait sans doute fait tache au lendemain d’un défilé militaire massif et placé sous la thématique du « Réveil stratégique de l’Europe ». 

« Parti de 33,2 Md€ en 2017, ce budget proposera de porter l’effort en faveur de notre Défense à 63,4 Md€ en 2027, soit un quasi doublement en dix ans », rappelle le gouvernement. Cette nouvelle marche, à première vue légèrement renforcée par rapport à la trajectoire actualisée votée le 1er juillet, permettra notamment « l’accélération du financement de programmes à effets majeurs, un surcroît d’investissements capacitaires et de commandes de matériel nécessaires à la modernisation de nos Armées », complète le document. 

Seule la charge de la dette progresse davantage, avec 12,3 Md€ de plus . Si les armées françaises sont une fois encore épargnées, les autres ministères sont tous soumis à une cure stricte. La copie limite en effet à 1,5 Md€ la hausse des crédits des autres ministères. La sécurité, par exemple, ne verra son enveloppe augmenter que de 600 M€. 

Cette ébauche intervient dans la foulée d’un nouveau comité d’alerte des finances publiques. Réunis le 7 juillet, les ministres concernés n’ont pu que constater de nouveaux risques de dépassement des dépenses à hauteur de 3 Md€. Ce sont autant d’économies supplémentaires à générer d’ici septembre afin de maîtriser les dépenses publiques. « La loi de finances prévoit de réduire le déficit public de 5 % du PIB en 2026. En raison des conséquences de la crise énergétique, cet objectif apparaît plus difficile à atteindre », précisait le comité. 

Ce PLF 2027 annonce également un changement mineur dans la nomenclature budgétaire. Le programme 191 « Recherche duale (civile et militaire) » disparaît en effet et verra ses crédits en partie reventilés au sein du programme 144 « Environnement et prospective de la politique de défense », rattaché à la mission Défense. 

Piloté par la DGA, ce programme 191 soutenait certaines activités duales du Centre national d’études spatiales (CNES) et du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA). Après avoir été amputées de moitié en 2025, ses ressources sont revenues cette année au niveau fixé en 2024, soit un peu plus de 150 M€ de crédits.

Crédits image : armée de Terre

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