Spy’Ranger, nouvel oeil de l’armée de Terre

C’est désormais officiel, Thales livrera le système de drones Spy’Ranger à l’armée de Terre à partir de 2018, ont annoncé de concert le concepteur du système et la Direction générale de l’armement (DGA). Si cette commande ferme ne concerne « que » la livraison de 35 systèmes de trois mini drones Spy’Ranger, Thales a d’ores et déjà confirmé sa capacité à produire la totalité des 70 systèmes évoqués dans le programme SMDR (système de mini-drones de renseignement) d’ici deux ans.

 

Le Spy'Ranger en démonstration en juin 2016

Le Spy’Ranger en démonstration en juin 2016

 

Dès 2018, Spy’Ranger viendra donc remplacer les drones DRAC et, probablement, Skylark en service dans l’armée de Terre depuis 2008. Si ni l’industriel, ni la DGA n’ont évoqué de montant, le budget alloué au programme SMDR atteindrait les 100M€ pour les 210 drones, une décennie de maintien opérationnel et la formation des opérateurs. L’appel d’offres avait été lancé en avril 2015 et gagné en novembre 2016 à l’issue d’une âpre compétition ayant opposé Thales aux français Safran, Airbus Defence and Space et Delair Tech, et aux israéliens Elbit Systems et Aeronautics Defense.

 

Doté d’une autonomie de 2h30 pour un rayon d’action de 30 km et un poids de 15 kg, le Spy’Ranger bénéficie d’une structure unique conçue en partenariat avec la PME Aviation Design. Celle-ci est composée principalement de fibre de carbone et est protégée par un coussin d’atterrissage constitué d’une mousse brevetée unissant Kevlar, matière abrasive et matériaux absorbants. L’ensemble (drone, station de contrôle au sol et rampe de lancement) pèse moins de 25 kg et peut être déployé sans outillage en une dizaine de minutes par une équipe de deux opérateurs.

 

L’un des atouts du Spy’Ranger réside dans sa boule optronique gyrostabilisée, développée en partenariat avec l’entreprise drômoise Merio. Entièrement rétractable pour une meilleure protection, cette boule intègre deux canaux vidéo HD, l’un optique et l’autre infrarouge, ainsi qu’un désignateur laser. Le Spy’Ranger dispose également d’une liaison de données issue de l’étude amont ELSA (pour Étude et démonstration d’une liaison de données universelles des systèmes autonomes aéroterrestres) et basée sur l’algorithme conçu par Thales pour le pod Reco NG du Rafale.

 

Pour de plus amples informations sur le Spy’Ranger nous vous invitons à lire l’article que nous lui avons dédié le 23 juin 2016.