Les armées applaudies

Le premier ministre prononce sa déclaration de politique générale (Crédit photo: Florian David/Matignon)

Le premier ministre prononce sa déclaration de politique générale (Crédit photo: Florian David/Matignon)

La défense et les armées n’ont étaient évoquées que très brièvement par le premier ministre français, Edouard Philippe, lors de sa déclaration de politique générale devant l’Assemblée nationale ce mardi 4 juillet. Mais, ce furent les seules de ses remarques a être applaudies par l’ensemble des parlementaires.

En hommage au courage des Français, Philippe déclara : « Les Français sont courageux, ils l’ont été face au terrorisme, pas seulement les policiers, les gendarmes, les militaires ou les douaniers qui luttent contre cette menace et qui en sont trop souvent les cibles, tous les Français. Face au danger ils n’ont pas voulu changer leurs habitudes, encore moins renoncer à leurs valeurs. Il y a dans notre pays une forme de courage tranquille mais réel dont nous pouvons être fiers. »

Et puis il ajouta : « La menace est partout, diffuse, pas un mois ne passe sans que des projets ne soient éventés ou des actes empêchés. Ayons en cet instant une pensée pour les victimes, plus de 200 tués sur notre sol, des centaines de blessés, pour leurs proches qui doivent apprendre à vivre avec la douleur, avec la peine et avec l’absence. Je veux rendre hommage à tous ceux que nous voyons, policiers, gendarmes, militaires de l’opération Sentinelle veiller chaque jour sur notre sécurité, à ceux qui combattent sur les théâtres d’opérations extérieures, au Sahel ou au Levant, et à tous ceux que nous ne voyons pas et que nous ne connaîtrons jamais, nos soldats de l’ombre dont nous pouvons être fiers, beaucoup sont tombés au service de notre liberté. »

Par contre la plaidoirie du chef d’état major des armées, le général Pierre de Villiers, pour que l’effort de défense à 2 % du PIB soit porté pour 2022 et non pas pour 2025 (dont nous vous parlions ici) n’a pas été entendue. Tout en déclarant « que nous leur donnerons les moyens de nous défendre » et qu’une « loi de programmation militaire sera adoptée dès 2018 », le premier ministre dit au détour d’une phrase que cette loi « portera l’effort de dépenses à 2 % du PIB d’ici 2025 » pour permettre « à la France de se battre sur tous les fronts ».

Sans détour Philippe a prévenu qu’il « y aura d’autres attaques, d’autres drames, d’autres vies innocentes fauchées, nous ne nous y habituerons jamais et nous ne baisserons pas la garde, à l’image des Français nous affronterons cette menace avec une calme et une froide détermination. Nous lutterons contre le terrorisme avec la plus extrême dureté sans renier ce que nous sommes, un Etat de droit et qui plus est la République française. »

Il eut un mot aussi pour la défense européenne, en disant que dans « L’agenda européen de ce gouvernement… [ce dernière allait] œuvrer pour une Europe qui […] saura faire progresser sa politique de défense ».

En fin de journée l’Assemblée a approuvé par scrutin public cette déclaration. Ont voté pour : 370 députés ; ont voté contre : 67 députés ; se sont abstenus : 129 députés.

L'hémicycle de l'Assemblée nationale le 4 juillet 2017 (Crédit photo: Florian David/Matignon)

L’hémicycle de l’Assemblée nationale le 4 juillet 2017 (Crédit photo: Florian David/Matignon)