Darrieussecq s’occupera du service universel

Florence Parly s'adresse le 10 juillet 2017 pour la première fois aux médias

Florence Parly s’adresse le 10 juillet 2017 pour la première fois aux médias

La nouvelle ministre des armées, Florence Parly, après avoir rencontré l’armée de terre et la marine, et avant de rencontrer l’armée de l’air (elle aurait du aller aujourd’hui la voir à Mont-de-Marsan mais le budget l’a retenue à Paris) s’est livrée hier à l’exercice combien périlleux pour ceux qui n’en ont pas l’habitude, d’une rencontre avec les médias spécialisés défense.

On retiendra deux choses en particulier : l’annonce des fonctions de Geneviève Darrieussecq, sa secrétaire d’état sans attributions définis par décret, et des changements dans le fonctionnement de la direction générale de l’armement (DGA).

Geneviève Darrieussecq

Geneviève Darrieussecq

Alors, d’abord les fonctions de Darrieussecq : celle-ci s’occupera plus particulièrement de la mise en oeuvre du service universel.

Expliquant que le lien armée/nation « est une nécessité … aujourd’hui plus qu’hier » Parly a annoncé qu’avec Darrieussecq, elles comptaient «  investir cette question à travers plusieurs angles: celui que le président de la république à tracé avec la réflexion sur le service national universel qui devra être lancé prochainement » et dont Darrieussecq « aura notamment la responsabilité ». Parmi les autres domaines d’intervention particuliers dévolus à l’ancienne maire de Mont-de-Marsan : «  toutes les questions liées au soutien à la mémoire, surtout en cette période de poursuite des commémorations du centenaire de la Grande Guerre mais aussi tous les sujets qui concernent les anciens combattants », dit Parly, an ajoutant qu’il « y en aura peut-être d’autres ».

Et puis la DGA peu s’attendre à devenir plus rapide et plus innovante. Ce sera la charge de la personne qui n’a pas encore était nommée pour remplacer le délégué Laurent Collet-Billon qui est effectivement parti à la retraite le 1 juillet et dont le rôle est tenu pour le moment par Vincent Imbert. Parly remarquait que si elle avait trouvé un ministère profondément transformé « dans de très nombreuses dimensions » comparé à celui qu’elle connaissait quand elle était secrétaire d’état au budget entre 2000 et 2002 « il est vrai qu’il reste encore des domaines qu’il faudra sans doute traiter. Je pense en particulier à tout ce qui concerne la maintenance en condition opérationnelle du matériel mais aussi plus largement la direction générale de l’armement pour faire en sorte, si possible, que nous ayons des durées de programme un peu moins longues, des processus d’acquisition plus courts, parce que le progrès technologique va très vite et qu’il s’accommode difficilement de programmes dont la durée de vie est aussi longue. Alors en même temps j’ai bien conscience que nous investissons aussi pour des durées longues mais il va falloir que nous réconcilions les calendriers de très long terme avec des calendriers plus accélérés et notamment que nous puissions intégrer de plus en plus, ce qui commence a être fait d’ailleurs, le numérique comme étant un élément très structurant de ces équipements militaires ».

Pour la ministre « la notion de maîtrise des coûts est évidemment aussi très centrale. [….] Ces programmes, qui sont extrêmement consommateurs en moyens, et c’est finalement assez normal, pèsent évidemment sur le budget du ministère de la défense dans son ensemble et donc il va falloir essayer de trouver des solutions peut-être plus innovantes y compris dans ces domaines ».

La DGA ne sera pas seule a devoir se serrer la ceinture : « Nous allons veiller, comme cela a déjà commencé à être fait, gérer du mieux possible le train de vie du ministère pour réduire intelligemment ce qui peut l’être », dit le ministre.

Soulignant humblement plusieurs fois qu’elle n’était pas une connaisseuse du monde militaire/défense et que cela faisait à peine 15 jours qu’elle occupait son poste, il était donc assez naturel qu’elle cherche fréquemment du regard la directrice de la communication du ministère, assise au premier rang, pour s’assurer, sans doute, que ses propos tenaient la route.