Une cuirasse supplémentaire pour les DHC-6 Twin Otter

Un DHC-6 Twin Otter 300 de l'armée de l'Air (Crédit : armée de l'Air)

Un DHC-6-300 Twin Otter de l’armée de l’Air (Crédit : armée de l’Air)

 

Bêtes de somme des forces spéciales et du renseignement extérieur, les bimoteurs DHC-6 Twin Otter de l’armée de l’Air devraient bientôt recevoir une protection supplémentaire sous la forme de kits de blindage, révèle une avis de marché publié hier.

 

La cible évoquée comprend le développement, la certification et l’intégration d’au minimum cinq kits de protection balistique, ainsi qu’une exécution des travaux sur les bases aériennes d’Orléans-Bricy et d’Évreux. Ce qui correspond aux quelques données disponibles sur ces appareils, particulièrement discrets de par la nature de leurs missions. Trois Twin Otter sont aujourd’hui opérés au départ de la BA 105 d’Évreux par le Groupement aérien mixte 56 « Vaucluse » (GAM 56), l’unité de transport aérien et de liaison de la la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE). Deux autres appareils constituent depuis 2012 l’escadrille F121 de l’escadron de transport 3/61 « Poitou » de la BA 123 d’Orléans-Bricy, qui oeuvre au profit du Commandement des opérations spéciales (COS).

 

Déployés « lors de certaines missions opérationnelles à risques », ces avions évoluent régulièrement dans un environnement contraint et sont particulièrement exposés lors des phases d’atterrissage, de décollage, ou de vol à basse altitude. L’objectif majeur de ce programme sera donc de maximiser le niveau de protection des pilotes et des opérateurs de soute en cabine. Selon l’avis de marché, ces kits devront assurer une protection contre les munitions de calibres 9 mm et 7.62 mm, parmi les plus répandues. Un autre indicateur, au vu de la portée utile limitée de ces munitions, des conditions de proximité dans lesquelles sont susceptibles d’évoluer les équipages de DHC-6.

 

Cette limitation aux armes légères s’explique sans doute par la volonté clairement exprimée de minimiser la masse des surfaces de protection. L’ajout d’un blindage efficace contre des calibres supérieurs – 12.7 et 14.5 mm par exemple – alourdirait considérablement l’appareil et diminuerait sa charge utile et son rayon d’action, donc son enveloppe capacitaire.

 

Discrétion oblige, ces kits devront s’intégrer de manière « judicieuse et peu intrusive ». Son usage doit par ailleurs rester optionnel, les équipements pouvant être démontés lorsque la mission ne justifie pas leur usage. Parce que cette micro-flotte est apte à être engagée dans le monde entier, les dispositifs requis devront répondre aux conditions d’emploi dans n’importe quel milieu géographique, qu’il soit tropical chaud et humide, désertique et sec, salin, ou grand froid.