Un officier belge en Côte d’Ivoire avec le 152e RI

(Crédits: 152e RI)

(Crédits: 152e RI)

 

L’initiative est modeste mais symbolique du partenariat franco-belge en construction : un officier de la Brigade motorisée intégrera le 152e régiment d’infanterie de Colmar lors de sa projection en Côte d’Ivoire, annonçait hier le Conseil des ministres de Belgique.

 

Suite au feu vert du gouvernement, un officier du bataillon Carabiniers Prince Baudouin – Grenadiers (1C/1Gr) sera déployé « au sein de l’État-major du quartier général du 152e RI lors de sa projection en Côte d’Ivoire dans le contexte des Forces françaises en Côte d’Ivoire ». Créées en 2015 à la suite de l’opération Licorne, les FFCI forment le deuxième contingent de forces prépositionnées en Afrique après celui basé à Djibouti.

 

Environ 900 militaires y sont stationnés en permanence dans quatre emprises essentiellement centrées sur la capitale économique ivoirienne, Abidjan. Hormis la protection des intérêts français sur la façade ouest-africaine et la formation des militaires ivoiriens, les FFCI constituent une plateforme opérationnelle et logistique majeure en appui de la force Barkhane. Ce dispositif repose sur le 43e bataillon d’infanterie de marine (43e BIMa), renforcé en permanence par les régiments métropolitains. Depuis février et jusque fin juin, les FFCI sont notamment renforcées par la 2e compagnie de combat du 31e régiment du génie de Castelsarrasin.

 

Chacun des cinq bataillons de la Brigade motorisée est aujourd’hui jumelé avec une unité de la 7e brigade blindée de Besançon. Un mouvement initié en 2001 par le 1er régiment de tirailleurs (RTir) d’Épinal et le 12/13 bataillon de Ligne belge, et depuis suivi par les Diables Rouges et leurs homologues du 1C/1Gr. « Le but de ce lien est de renforcer la coopération et d’accélérer l’interopérabilité entre les unités de l’Armée de Terre française et la Composante Terre belge, en échangeant des sous-unités et du personnel militaire pendant les exercices et les opérations », rappelle le gouvernement belge. Le 152e RI et le 1C/1Gr s’étaient ainsi retrouvés en novembre dernier au CENZUB de Sissonne pour une rotation conjointe dans le cadre du partenariat franco-belge CaMo.

 

Il est peu probable que la fermeture, le 20 mars, des frontières belges et l’instauration des mesures barrières aient bousculé en profondeur la montée en puissance du partenariat CaMo. La poursuite des travaux entre insérés belges et leurs homologues français ou dans les comités directeurs aura sans doute nécessité une bascule vers d’autres canaux de communication, mais sans que cela soit fondamentalement impactant pour le calendrier. Quant aux exercices communs, le dernier en date annoncé par le ministère des Armées était prévu du 9 au 20 mars au CENTAC de Mailly-le-Camp avec le 3e RIMa et « une unité belge ». Juste à temps avant que les échanges transfrontaliers ne subissent à leur tour les conséquences de la crise sanitaire.