Takuba débutera en juillet avec la France et l’Estonie

Des éléments de la force Bakrhane déployés début mai dans le Gourma (Crédits: EMA/ministère des Armées)

Des éléments de la force Bakrhane déployés début mai dans le Gourma (Crédits: EMA/ministère des Armées)

 

La Task Force Takuba entamera ses opérations au Sahel en juillet, rappelait cet après-midi la ministre des Armées Florence Parly. Jusqu’en 2021, ce dispositif européen placé sous le commandement de Barkhane ne sera néanmoins constitué que de forces spéciales françaises et estoniennes.

 

Ce sera un démarrage à petite vitesse. Seule une centaine de militaires, a priori pour moitié des Estoniens, sont concernés par cette phase initiale lancée « dès le mois de juillet ». Leur mission sera double: compléter la formation tactique des Forces armées maliennes (FAMa) et les accompagner au combat dans la région du Liptako-Gourma. Dans un premier temps, ces forces spéciales opéreront à partir de Gao et de Ménaka.

 

L’ampleur du contingent devrait au moins tripler au début de l’année 2021 avec l’arrivée de 150 Suédois, de 60 Tchèques et « peut-être » de militaires italiens. Leur déploiement permettra à la TF Takuba d’atteindre le jalon de la capacité opérationnelle finale (FOC). « J’espère que nous verrons prochainement d’autres pays rejoindre cet effort européen sans précédent. Certains en ont déjà exprimé l’intention », indiquait la ministre des Armées.

 

Si la Suède a définitivement avalisé sa participation, le processus parlementaire est toujours en cours du côté de Prague. Florence Parly et son homologue italien, Lorenzo Guerini se sont entretenus le 5 juin par téléphone au sujet du Sahel, de la Libye et de la Méditerranée orientale. « L’objectif commun reste de renforcer la coopération européenne en matière de défense et de sécurité », commentait alors le ministre de la Défense italien.

 

Le 15 juin, le gouvernement tchèque a adopté un protocole additionnel à l’accord signé entre la France et le Mali en 2013. Cet amendement confère aux troupes tchèques un statut légal identique à celui de leurs homologues français et alliés, ce qui se traduit notamment par la liberté de mouvement sur le territoire malien et une garantie d’immunité dans le cadre des missions effectuées. Ce protocole additionnel doit maintenant être approuvé par le Parlement tchèque.