Le C-SOCC atteint la capacité opérationnelle initiale

(Crédit photo: Force de Défense du Danemark)

(Crédit photo: Force de Défense du Danemark)

 

Formé en juin 2018 par le Danemark, la Belgique et les Pays-Bas, le Composite Special Operations Component Command (C-SOCC) a désormais atteint la capacité opérationnelle initiale à l’occasion d’un exercice de l’OTAN.

 

Chapeauté par le Danemark jusqu’à la fin 2021, le C-SOCC a pour mission principale de planifier et de coordonner des opérations spéciales, en majorité au profit de l’OTAN. Il prend progressivement la forme d’une structure de commandement déployable non-permanente en mesure d’être intégrée, par exemple, aux forces de réaction rapide de l’Alliance atlantique. Les tâches assignées à ses membres iront de la collecte, l’analyse et le traitement des renseignements au soutien des unités déployées en opération. Le C-SOCC devait à l’origine inclure le Canada, qui a ensuite abandonné le projet pour se recentrer sur d’autres priorités et en raison de la difficulté d’établir une coopération transatlantique.

 

« L’exercice Trident Jackal 2019 a permis au Composite Special Operations Component Command d’atteindre la capacité opérationnelle initiale, préparant dès lors le terrain pour la pleine capacité opérationnelle en 2020, » annonçait l’actuel commandant de l’unité et chef du SOKOM danois, le général-major Peter H. Boysen. Organisé début octobre, Trident Jackal 2019 aura permis de tester le corps de déploiement rapide de l’OTAN mis en place par l’Espagne (NRDC-Espagne). Quartier général à haut niveau de préparation, le NRDC-Espagne prendra la tête de la force conjointe de l’OTAN en 2020. Durant une dizaine de jours, les 1000 militaires et civils provenant de 24 pays ont exécuté des opérations terrestres conjointes impliquant des forces spéciales.

 

Organisé à Stavanger (Norvège) et à Minorque (Espagne), cet exercice aura aussi été le premier rendez-vous majeur du C-SOCC depuis sa création. Après une série d’entraînements trilatéraux menés notamment en Belgique à la Special Operations School de l’OTAN, Trident Jackal 2019 « nous a offert une très bonne occasion de procéder à un premier essai de nos capacités et, en particulier, d’établir des procédures conjointes avec d’autres quartiers généraux de l’OTAN, » note le lieutenant-colonel Jørgen Nyholm, responsable du projet pour l’armée danoise.

 

Le C-SOCC comprendra jusqu’à 125 militaires d’ici la fin de l’année 2020, dont 41 belges. « Il est donc important pour nous de comprendre et de nous adapter rapidement à l’environnement complexe offert par les exercices majeurs de l’OTAN, » ajoute le lieutenant-colonel Nyholm. Une fois la pleine capacité opérationnelle atteinte, le C-SOCC participera activement à la force de réaction rapide de l’OTAN (NRF) à partir de 2021. « Cela signifie que tout, du personnel aux fonctions, à l’entrainement et aux exercices, à l’achat d’équipement, etc. devra être en place d’ici là, » conclut pour sa part le général-major Boysen.