La Nouvelle-Zélande s’offre une quarantaine de Bushmaster

Vision d'artiste du futur Bushmaster NZ5.5 de l'armée néo-zélandaise (Crédits: NZDF)

Vision d’artiste du futur Bushmaster NZ5.5 de l’armée néo-zélandaise (Crédits: NZDF)

 

Vous reprendrez bien une tranche de Bushmaster ? Après la Jamaïque en juin, la force de défense néo-zélandaise (NZDF) complète à son tour sa flotte avec la commande de 43 exemplaires supplémentaires auprès de la filiale australienne du groupe français Thales.

 

Selon le gouvernement néo-zélandais, ce contrat de 102,9M$ NZD (60M€) recouvre l’achat de Bushmaster NZ 5.5 déclinés en cinq versions mais aussi la formation, un outil de simulation, le soutien et l’adaptation d’infrastructures du camp de Linton, plus grande base militaire de l’armée de terre. Les livraisons démarreront en 2022 pour atteindre une entrée en service opérationnel à partir de fin 2023. D’après Thales Australia, ce contrat devrait fournir de la charge à plus d’une cinquantaine d’entreprises australiennes.

 

Une poignée de Bushmaster sont opérés depuis plusieurs années par le SAS néo-zélandais sous la dénomination de « Special Operations Vehicle – Protected Heavy » (SOV-PH). Les exemplaires acquis cette semaine sont quant à eux destinés aux unités régulières et participeront au remplacement d’une partie des 321 Pinzgauer commandés en 2004 auprès de l’Autrichien Steyr-Puch, dont seuls 68 sont protégés. Ceux-ci ont été temporairement retirés du service en 2014 en raison de fissures constatées sur les essieux avant.

 

« L’âge et le manque de protection offert par l’ancienne flotte » justifient ce nouvel investissement « souligné dans le plan capacitaire de l’an dernier, le Pinzgauer y étant désigné comme un type de véhicule arrivant en fin de vie », rappelait ce mercredi le ministre de la Défense néo-zélandais Ron Mark.

 

« Il s’agit du deuxième parc de véhicules protégés dont l’achat a été approuvé par le gouvernement. Il fait suite à la livraison cette année d’une flotte de véhicules tout-terrain Polaris MRZR annoncée l’an dernier pour remplacer les quads et autres petites plateformes utilisées par l’armée néo-zélandaise », ajoute Ron Mark. Un premier lot de six Polaris MRZR D4 a été perçu récemment. Ils entreront en service au sein du 1er bataillon du régiment d’infanterie royale néo-zélandais (1 RNZIR).

 

À l’instar du voisin australien, la Nouvelle-Zélande s’est lancée dans un vaste projet de renouvellement capacitaire à l’horizon 2030 assorti d’investissements pour un total de 20Md$ NZD (11,62Md€) tous services confondus. L’acquisition de Bushmaster relève du pilier « Protected Mobility Capability Project » (PMCP), qui sous-entend le remplacement des principales flottes de véhicules opérationnels.

 

Étalé sur dix ans, le programme PMCP se subdivise en deux phases. L’une, de 2018 à 2024, comprend la recherche de successeurs pour les parcs de Pinzgauer et d’Unimog. Une seconde phase, en 2025-2026, se focalisera sur la modernisation ou le remplacement des NZLAV, basées sur le blindé 8×8 LAV-III de General Dynamics Land Systems – Canada. De 300 à 600M$ NZD (175 à 350M€) seront débloqués en vue de l’entrée en service d’un nouvelle plateforme à l’horizon 2033.