Belgique: l’opération Vigilant Guardian potentiellement réduite de moitié

Des soldats belges en patrouille dans les rues de Bruxelles (Crédit: MinDef/Daniel Orban)

Des soldats belges en patrouille dans les rues de Bruxelles (Crédit: MinDef/Daniel Orban)

 

L’opération Vigilant Guardian (OVG) – le « Sentinelle belge » – pourrait être réduite de moitié, annonçait hier le ministre de la Défense belge Didier Reynders devant les députés de la Commission de la Défense nationale.

 

Selon le plan en cours d’établissement, jusqu’à 250 militaires quitteraient les rues du Royaume pour se recentrer sur d’autres missions bien plus raccord avec leur formation. « Un plan de reprise est en cours d’établissement. Il a pour objectif l’engagement par la Défense de 300 militaires maximum dans le cadre de cette OVG alors que le plafond actuel fixé par le Conseil des ministres est de 550 militaires, » a détaillé le ministre de la Défense. Attendue en janvier de cette année, cette réduction graduelle a entre temps été mise au frigo suite à la chute du gouvernement belge en décembre 2018.

 

Le retrait des soldats belges sera compensé par « les services de la police fédérale et de deux grandes zones de police, » a ajouté Reynders. Ce plan devra encore être approuvé, dans l’idéal en prévision de la prochaine mise à jour du dispositif en décembre prochain. Il nécessitera notamment l’aval de l’Organe de coordination pour l’analyse de la menace (OCAM), responsable de fournir les évaluations préalables au réajustement du niveau de la menace terroriste. Il est actuellement maintenu à 2 sur une échelle de quatre.

 

D’ici là, la voilure restera celle annoncée le 25 octobre dernier, soit approximativement 420 militaires dans les faits. « Je rappelle que nous sommes fort heureusement à un niveau beaucoup plus bas que celui que l’on a connu au moment de la crise ou du moment le plus élevé de cette dernière en matière de terrorisme, » a par ailleurs souligné le ministre de la Défense. Un niveau bas, certes, mais pas encore assez pour la hiérarchie militaire, selon qui OVG ne devrait pas impliquer plus de 300 à 500 militaires afin de ne pas nuire à leur niveau d’entraînement et à leur environnement familial. Lancée en janvier 2015, OVG a mobilisé jusqu’à 1800 militaires au lendemain des attentats du 22 mars 2016 à Bruxelles.