Vers un grand retour du Super Puma SAR dans l’armée de l’Air ?

L'un des Super Puma SAR opéré par l'armée de l'Air jusqu'en 2016 (Crédit: armée de l'Air)

L’un des deux derniers Super Puma SAR opérés par l’EH 1/44 l’armée de l’Air jusqu’en 2016 (Crédit: armée de l’Air)

 

D’après un avis de préinformation publié ce matin, le ministère des Armées étudierait la location-vente d’une vingtaine d’hélicoptères H225 Super Puma d’occasion au profit de l’armée de l’Air. Un projet qui, s’il se matérialise, annoncerait le grand retour du Super Puma SAR, trois ans après son retrait du service actif.

 

Selon cet avis, le ministère des Armées prévoit la « location-vente et [le] soutien d’hélicoptères EC225 d’occasion à modifier sous agrément au profit de l’armée de l’air et prestations associées ». Comme son nom l’indique, le mécanisme d’acquisition évoqué mêle deux régimes contractuels, le bail et la vente. Contrairement au principe de l’option d’achat, la location-vente implique le transfert automatique des biens à l’issue du paiement de la totalité des loyers établis dans le contrat. Le lancement de la procédure afférente est envisagé pour 2020. Celle-ci concernerait de 12 à 20 machines dont la modification permettra d’effectuer des opérations spécifiques de types Search and Rescue (SAR) et « Forces de sécurité et d’intervention » (FSI). La livraison des appareils concernera autant les bases aériennes de France métropolitaine et d’outre-mer, ainsi que celles situées à l’étranger, l’annonce mentionnant explicitement Djibouti. « Préinformation » oblige, il n’est encore nullement question d’une fourchette budgétaire, et encore moins d’un agenda.

 

L’objectif de la manoeuvre n’est pas clairement affiché, même s’il pourrait s’agir de remplacer une flotte de Puma dont la disponibilité continue de se dégrader. « Notre flotte d’hélicoptères Puma est hors d’âge, et affiche une disponibilité insuffisante pour couvrir le fort besoin opérationnel outre-mer. Or, la perspective de leur renouvellement est lointaine, » déclarait le CEMAA, le général Lavigne, en mai dernier face à la Commission défense de l’Assemblée nationale. Selon celui-ci, l’armée de l’Air « est en train de proposer une façon innovante » pour remplacer les Puma « plus rapidement à coûts maîtrisés, en réduisant le coût de cette maintenance aéronautique et en réallouant les crédits ainsi économisés sur une flotte plus moderne et donc plus disponible. »

 

Les deux derniers Super Puma SAR de l’armée de l’Air avait quitté le service actif en septembre 2016, après une ultime alerte opérationnelle menée par l’Escadron d’hélicoptères 1/44 de Solenzara. Cette mission a depuis été confiée à six hélicoptères SA-330B Puma. Quant au volet « FSI », celui-ci n’est pas sans rappeler la Brigade aérienne des forces de sécurité et d’intervention (BAFSI), qui regroupe notamment les fusiliers de l’air et commandos parachutistes de l’air, ainsi que des pompiers et des maîtres-chien. La mission principale de cette brigade réunissant est d’assurer la protection et la sécurité du personnel, du matériel et des installations de l’armée de l’Air, en France et en OPEX.