Oshkosh Defense gagne la course au JLTV !

Le célèbre Humvee a donc enfin un successeur : le L-ATV (Light Combat Tactical All-Terrain Vehicle). Comme annoncé précédemment sur FOB, le lever de rideau aura finalement bien eu lieu en ce mois d’août, le Pentagone ayant révélé mardi le grand gagnant du programme « Joint Light Tactical Vehicle » (JLTV). La première tranche de ce contrat record, évalué à 30 milliards de dollars (26Mds d’euros), a été officiellement attribuée à Oshkosh Defense, au détriment de Lockheed Martin et d’AM General, constructeur historique du Humvee.

 

Le L-ATV d'Oshkosh Defense sera le successeur du Humvee

Le L-ATV d’Oshkosh Defense sera le successeur du Humvee

 

Fort de ce succès, Oshkosh, également spécialisé dans la production d’engins militaires et de camions de pompiers, a vu son action en bourse bondir de 5.11% le lendemain de l’annonce.

 

Cette première tranche d’achat, d’un montant évalué à 6.7 milliards de dollars (5.8Mds d’euros) officialise la livraison des 16 901 premiers véhicules. La production devrait commencer dés l’année prochaine, suivie d’une phase de livraison censée démarrer en 2018. Une seconde tranche devrait alors être commandée la même année.

 

Force est de constater que le L-ATV ne manque pas d’atouts : léger donc aérotransportable (6.4 tonnes), capacité d’emport de 2.3 tonnes dans sa version « Combat Support Vehicle », possibilité d’y monter un vaste éventail d’armements, et un moteur Duramax V8 de 6.6 litres développant près de 400 chevaux. Fort de l’expérience acquise grâce à son grand-frère, le M-ATV, sur le théâtre Afghan, le L-ATV présente un blindage comparable aux véhicules de classe MRAP (Mine Resistant Ambush Protected), tout en présentant un poids bien inférieur.

 

D’ici 2040, ce ne sont pas moins de 55 000 véhicules qui devraient remplacer les vénérables Humvee de l’US Army et de l’US Marine Corps, en service depuis maintenant plus de 30 ans.

 

Reste à savoir si le L-ATV aura le même succès que son prédécesseur, produit à plus de 281 000 exemplaires et en usage dans plus d’une soixantaine de pays. Réponse d’ici un quart de siècle.