Les effets des armes explosives : rapport

Un rapport de recherche, qui a pour but de décrire et d’expliquer les principaux types d’armes explosives et leurs effets destructeurs sur humains et structures, a été publié début février par le Centre International de Déminage Humanitaire de Genève (GICHD). L’objectif de cette recherche est de contribuer aux débats en cours sur les armes explosives dans les zones peuplées, avec pour finalité la réduction des dommages causés aux civils.

« Explosive Weapon Effects » contient : le rapport final d’une étude de deux ans, cinq annexes contentant des études sur les armes explosives, et un glossaire technique. Un outil logiciel de simulation sera bientôt disponible en support de ce rapport. Les recherches visent à réduire les dommages collatéraux infligés aux civils en apportant une contribution substantielle aux discussions en cours sur les armes déflagrantes dans les zones à forte densité démographique.

UntitledLe rapport passe en revue cinq systèmes d’armes : le lance-roquettes BM-21 de 122 mm (MBRL) ; le canon d’artillerie 155 mm ; le mortier 120 mm ; le canon de char 120 mm ; et la bombe aéroportée Mk 82. Ceux-ci sont tous utilisés dans les zones de conflits actuels, dans les zones peuplées, et les stocks sont conséquents. Il évalue leurs effets, leur précision et leurs caractéristiques d’utilisation.

Le rapport du GICHD traite des moyens d’atténuer l’impact de chacune de ces armes sur les civils, il encourage la poursuite des recherches sur les armes explosives et il appuie les efforts déployés par la communauté internationale pour mieux comprendre les ramifications de l’utilisation de ces armes dans les zones peuplées.

Le GICHD souligne que: « Cette recherche ne traite pas des implications morales ou juridiques de l’utilisation de systèmes d’armes explosives dans les zones peuplées, mais examine plutôt leurs caractéristiques, leurs effets et leur utilisation d’un point de vue technique. » Le rapport, en anglais uniquement, peut être consulté içi mais nous vous livrons sa conclusion :

« En conclusion, l’utilisation d’armes explosives dans les zones habitées a entraîné de nombreux décès et blessés civils. En plus du coût humain, les études de cas confirment des dommages importants aux infrastructures essentielles, aux maisons et aux entreprises. Les effets de la détonation des munitions hautement explosives s’intensifient lorsque cela se produit dans des espaces fermés ou semi-clos tels que des bâtiments, des tunnels, des rues étroites ou des véhicules. Il en résultera une proportion plus élevée de décès que dans les espaces ouverts. Conformément aux récentes conclusions de l’UNIDIR, ce rapport appelle à une recherche pour mieux comprendre, quantifier et préparer les divers effets de la fragmentation secondaire, des débris et d’autres sources de dangers potentiellement mortels dans les zones habitées. »

Le mois prochain, le GICHD prévoit de diffuser un simulateur qui démontrera les effets des cinq systèmes d’armes explosives examinés dans l’étude. Il combinera les données brutes générées par ces recherches avec les paramètres d’exactitude et d’effets émanant de sources reconnues afin de les placer dans des scénarios simulés et vraisemblables.

L’utilisateur pourra analyser les principaux mécanismes de dommages – c’est-à-dire les effets primaires et secondaires des armes explosives – dans une zone ouverte, un hameau, un village, une ville.