Les CV9035NL néerlandais bientôt équipés de protections actives

Malgré la diminution de son parc de véhicules de combat d’infanterie CV9035NL, les Pays-Bas envisagent l’installation du système de protection active Iron Fist sur les 149 plateformes encore en service au sein de l’armée de terre royale néerlandaise. Ce contrat, attribué au britannique BAE Systems, passerait probablement inaperçu si le système concerné ne faisait pas des Pays-Bas « le premier pays de l’OTAN avec un système de protection active de cette sorte sur [ses] véhicules de combat », a déclaré Hans de Goeij, directeur du projet au sein de la « Defence Materiel Organisation » du ministère de la Défense néerlandais.

 

FOB_2

L’un des 149 CV9035NL actuellement en service au sein des forces armées néerlandaises (Crédit: Ministère de la Défense des Pays-Bas)

 

Selon les termes du contrat, BAE Systems réalisera en 2017 une série de tests de validations à partir du système Iron Fist, développé par l’israélien IMI Systems. « Durant cette phase de test, nous préqualifierons le système actif en fonction de notre cahier des charge, et, en collaboration avec nos partenaires, analyserons la sécurité du système et préparerons son intégration sur nos véhicules CV9035NL », explique Hans de Goeij. Cette phase de test continuera jusqu’à l’horizon 2018, date à laquelle la Défense néerlandaise prendra une décision concernant les étapes ultérieures.

 

L'un des modules de lancement de contre-mesures composant le système Iron Fist (Crédit photo: IMI Systems)

L’un des modules de lancement de contre-mesures composant le système Iron Fist (Crédit photo: IMI Systems)

 

Iron Fist est un système de protection de type « Hard Kill ». Contrairement au blindage réactif, celui-ci est équipé de senseurs infrarouges et d’un radar capable de détecter à 360° l’arrivée d’une menace (grenade, roquette, obus et autres missiles anti-tank). En cas d’alerte, ceux-ci vont alerter des modules qui vont automatiquement déclencher le lancement d’un projectile à ailettes qui viendra exploser à proximité immédiate de la menace, désintégrant celle-ci tout en évitant au maximum les dommages collatéraux grâce à une munition dont l’enveloppe est composée de matériaux combustibles. Une version « light » de l’Iron Fist a en outre été sélectionnée en juin 2016 par l’armée de terre américaine pour protéger ses parcs de véhicules de transport de troupes légers et moyens.

 

Si l’intégration de l’Iron Fist à des fins opérationnelles est une première sur le Vieux Continent, l’industrie de défense européenne n’est néanmoins pas novice en la matière. Thales, par exemple, s’est penché dès 2008 sur le développement d’un démonstrateur baptisé Shark (Système HARd Kill) et testé par la DGA sur VAB, tandis que l’allemand Rheinmetall a conçu l’AMAP-ADS, doté d’un temps de réaction de 560 microsecondes pour un rayon d’action d’une dizaine de mètres.