Le VLTP NP est (enfin) sur les rails

Le programme du Véhicule Léger Transportable Polyvalent non protégé (VLTP NP), est – enfin – lancé ! L’appel d’offres ouvert aux industriels français et étrangers, pour « environ 4 000 VLTP NP » destinés à remplacer les Peugeot P4 encore en service dans l’armée française a été notifié le 17 mai dernier. Prévues à l’origine pour 2014, les premières livraisons devraient intervenir en 2020.

 

Des Peugeot P4 de la Légion étrangère en opération au Gabon en 2012

Des Peugeot P4 de la Légion étrangère en opération au Gabon en 2012

 

Si cette annonce semble confirmer les chiffres précédemment communiqués de 4450 véhicules, elle ne fait néanmoins plus mention des deux tranches d’achat de 2450 et 2000 exemplaires évoqués en mai 2015 par le ministère de la Défense.

 

La DGA vise l’acquisition de deux standards, le second intégrant « des capacités additionnelles par rapport à la version ‘standard 1’ ». Sans surprise, le VLTP NP sera appelé à circuler « sur route, route dégradée, chemin et sur terrain en France (y compris l’outre-mer) et sur l’ensemble des théâtres extérieurs sur lesquels la France est engagée », précise l’appel d’offres. Ce dernier insiste également sur l’intégration de systèmes de transmission et de télécommunication destinés aux besoins militaires, avec, sans doute, l’inclusion du véhicule dans la bulle de communication Scorpion en ligne de mire. Enfin, le tout-terrain sélectionné devra peser entre 2,5 et 3,5 tonnes et avoir une capacité d’emport d’une tonne, équipage compris.

 

L’industriel, ou le groupement, retenu devra en outre démontrer sa capacité à assembler 60 véhicules par mois pendant plusieurs années dans un pays européen. Les livraisons devraient donc en théorie s’étaler sur un minimum de cinq ans et demi. La DGA met également l’accent sur le service, en exigeant de l’industriel d’assurer « le maintien opérationnel du VLTP NP pendant une durée donnée à titre indicatif d’une quinzaine d’années par véhicule ». En réalité, le projet prévoit que le maintien en condition opérationnelle et la gestion de configuration soient réalisés par le titulaire du contrat pendant toute la durée du véhicule.

 

Les industriels intéressés ont jusqu’au 14 juin 2016 pour constituer et proposer leur offre.

 

Si cet appel d’offres n’ajoutent au final que peu de détails techniques concernant ce véhicule, il s’agit néanmoins d’une étape importante dans le dossier du remplacement des P4, récemment assombri par l’achat de 1 000 véhicules US Ford Ranger XL, comme nous l’écrivions le 2 décembre 2015. Un choix dicté par l’urgence et critiqué par certains membres de la classe politique prônant le « Made in France ».