Des chenilles pour la STAT

À l’heure où quelques chanceux tâtent encore de la poudreuse, la Section technique de l’armée de Terre (STAT) envisage, elle, une évaluation tactique (EVTA) dont l’objectif sera d’étudier l’intégration de kits de chenilles sur une poignée de véhicules légers.

 

Un véhicule Masstech équipé d'un kit de chenilles (Crédit photo: Technamm)

Un véhicule Masstech équipé d’un kit de chenilles Mattracks (Crédit photo: Technamm)

 

Selon une consultation dévoilée aujourd’hui, la STAT annonce en effet rechercher trois kits de chenilles pour terrain enneigé et des jeux de plaques intégrables aux VBL, Masstech et « Ford Rangers » (sic) à des fins d’essais sur le territoire métropolitain. La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 15 avril. Le candidat sélectionné sera celui proposant l’offre la moins onéreuse, le seul critère retenu étant celui du prix des fournitures.

 

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’Hexagone ne fourmille pas d’industriels capables de proposer de tels kits. Seul Technamm, semble-t-il, dispose d’une « gamme hivernale » susceptible de répondre aux exigences de l’EVTA. Ce sont principalement les kits de chenilles Mattracks, conçus par la société américaine homonyme pour les SUV, 4×4 et Pickup d’un PTAC maximal de 4000 kg. Ils conviennent donc parfaitement aux trois plateformes visées par cette évaluation et ont par ailleurs déjà été montés sur un Masstech T4. Malgré un poids total de 700 kg, ce kit peut être monté en moins d’une heure et fournir une vitesse maximale de 60 km/h sur terrain enneigé.

 

Si l’on ne présente plus le VBL, auquel devrait succéder le futur Véhicule blindé d’aide à l’engagement (VBAE), il est néanmoins intéressant de revenir sur les « jeunes » Masstech et Ford Ranger. Bien plus récente, leur acquisition, respectivement de 500 et 1000 exemplaires, résulte de procédures d’urgence rendues nécessaires par l’obsolescence du parc de Peugeot P4. Contrairement au Ford Ranger, le Masstech répond autant aux exigences des missions intérieures qu’aux conditions spécifiques des OPEX.

 

En cas de succès, les résultats de cette EVTA pourraient logiquement bénéficier aux militaires de la 27e brigade d’infanterie de montagne (27e BIM), dont les Véhicules articulés chenillés (VAC) commencent à fatiguer.