Barkhane: les Chinook britanniques rempilent pour six mois supplémentaires

Excellente nouvelle pour les militaires de l’opération Barkhane: les hélicoptères de transport lourd CH-47D déployés au Mali par la RAF pour des missions de soutien rempileront pour un minimum de six mois supplémentaires, a annoncé aujourd’hui la Défense britannique dans un communiqué. 

 

L'un des CH-47D déployés par le 1310 Flight de la RAF au Mali (Crédit: RAF)

L’un des CH-47D déployés au Mali par le 1310 Flight de la RAF  (Crédit: RAF)

 

« Il est nécessaire que nous étendions notre engagement au sein de l’opération de lutte contre le terrorisme au Mali, au Burkina Faso et au Niger. En fournissant un soutien essentiel à nos partenaires français, nos forces armées contribuent à renforcer la stabilité et à empêcher les terroristes de planifier des attaques », déclarait aujourd’hui la secrétaire à la Défense britannique Penny Mordaunt lors d’une visite au quartier général de Northwood (Londres).

 

Trois hélicoptères CH-47D Chinook de la base aérienne d’Odiham, accompagnés d’une centaine de militaires britanniques, sont déployés à Gao depuis juillet 2018. Ils fournissent depuis lors un outil de projection particulièrement apprécié de forces françaises soucieuses de limiter le recours aux convois terrestres et ainsi de s’affranchir de la menace des EEI.

 

Devenus rapidement indispensables, car capables de transporter jusqu’à 11 tonnes de fret sur près de 350 km, les Chinook britanniques sont intégrés au Groupement tactique désert aérocombat (GTD-A), constitué actuellement par le 3ème régiment d’hélicoptères de combat d’Étain.

 

L’avenir de ce déploiement étant devenu incertain, la ministre des Armées Florence Parly a, depuis février, multiplié les démarches en vue d’un maintien du contingent britannique ou de l’intégration d’autres pays alliés en cas de retrait. Une entreprise plutôt fructueuse, le Danemark ayant d’emblée annoncé son intention de déployer deux hélicoptères AW101 Merlin à partir de la fin de l’année pour une durée d’un an.

 

Restait, enfin, la possibilité de recourir à l’aide de l’Espagne, rare pays européen doté d’une capacité de transport lourd. « Si jamais, un jour, les Britanniques venaient à prendre un peu de distance dans la bande sahélo-saharienne, nous ferions appel à nos camarades espagnols », évoquait ainsi le CEMAT, le général Jean-Pierre Bosser, début juin face aux députés de la Commission Défense.