1200 pistolets semi-automatiques pour la RATP

C’est l’une des conséquences directes du décret voté en septembre 2016 relatif à la sûreté des transports collectifs : la RATP* envisage l’acquisition de 1200 « armes semi-automatiques » de calibre 9 mm et de munitions pour un montant de 1,7M€ afin de permettre à ses agents de sécurité de patrouiller armés sur tout le réseau parisien.

 

(Crédit photo: AFP/Christophe Archambault)

(Crédit photo: AFP/Christophe Archambault)

 

Dans un avis publié le 21 juin sur la plateforme européenne Ted, la RATP requiert plus précisément la « Fourniture, livraison et maintenance d’armes semi-automatique de calibre 9 mm, de leurs accessoires associés (chargeurs, étuis, nécessaire de nettoyage, porte chargeur…) et de munitions calibre 9 mm ». Ce contrat, d’une durée de cinq ans, sera séparé en deux lots distincts : l’un concernant les 1200 pistolets pour un montant de 1,2M€, et l’autre visant l’achat de 805 000 munitions de calibre 9 mm pour 500 000€.

 

L’ampleur de la commande pose néanmoins question. Car le millier d’agents de sécurité de la RATP, même en comptant les 110 postes à pourvoir à l’heure actuelle, atteint à peine le nombre d’armes envisagé. D’autant plus que le décret de novembre 2016 en limite l’usage aux agents présentant au minimum cinq années d’expérience au sein du service de sécurité de la RATP et disposant d’un agrément préfectoral nominatif. Dès lors, soit la RATP destine une partie du lot à des fins d’entraînement, soit celle-ci anticipe le renforcement de ses effectifs.

 

Coordonnées depuis un PC commun installé au sous-sol de la Maison de la RATP, les forces de sécurité veillant sur les transports en commun parisiens rassemblent, outre les agents de la RATP, 2800 agents de la SNCF ainsi que 1275 policiers nationaux de la police des transports. L’unification de ces trois brigades est aujourd’hui à l’étude. Ce projet, initié par l’actuelle présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse, prévoit de placer l’ensemble des agents sous le leadership de la police nationale au sein d’une direction régionale, et non plus une sous-direction.

 

*Régie autonome des transports parisiens