Thales InnovDays, 2ème partie

Comme promis nous continuons notre tournée des démonstrations aux l’InnovDays de Thales, organisées à Paris aujourd’hui, hier et mercredi.

Le cube Systrolab vu de l'extérieur (Crédit photo: Christina Mackenzie)

Le cube Systrolab vu de l’extérieur (Crédit photo: Christina Mackenzie)

Parmi les 67 démonstrations présentées au Palais des Congrès à Paris, le Systrolab est probablement la plus bruyante. Conçu pour accélérer les développements proposés par les TPE et PME, le cube vibrant et bruyant, contenant trois sièges fixés à chaque coin d’un triangle à angle droit, imite de façon assez juste l’intérieur d’un véhicule blindé. Marc Dehondt, le responsable enthousiaste des études amont pour les système tactiques terrestres, nous raconte que « pour le moment il manque les odeurs typiques de l’intérieur d’un véhicule blindé… mais nous y travaillons ! »

Il explique que de nombreuses TPE, PME et laboratoires de recherches proposent des idées novatrices, mais parmi les chercheurs il y en a très peu, voir aucun, qui a déjà été à l’intérieur d’un véhicule blindé. Et parce qu’il est très coûteux et peu pratique d’emprunter un véritable véhicule blindé, soit à un constructeur, soit à l’armée, les innovateurs n’ont aucune idée des contraintes imposées par les conditions d’encombrement, de bruit, de vibrations et de secousses soudaines. Jusqu’au moment où ils grimpent dans le Systrolab. « Une PME est venue nous voir avec une idée et en quelques secondes après s’être assise dans le Systrolab, elle s’est rendue compte qu’elle n’avait pas compris les contraintes d’un environnement confiné », nous détaille Dehondt. « Ce laboratoire est une passerelle, un accélérateur, que les PME peuvent utiliser pour gagner en visibilité et faire entrer leurs innovations dans les grands programmes », ajoute-t-il.

Le poste du commandant dans le Systrolab (Crédit photo: Christina Mackenzie)

Le poste du commandant dans le Systrolab (Crédit photo: Christina Mackenzie)

And this is the view when one is sitting in the commander's seat. The vehicle's "pilot" sits to the front and left of this position and the sound system is such that even in the headphones one can pinpoint the direction from which the person is speaking. So, in this case, even if I'd had my eyes shut, I could tell the pilot was speaking from in front of me and to my left. (Photo credit: Christina Mackenzie)

Ici c’est la vue depuis le poste du commandant. Le pilote du véhicule est assis à l’avant et à gauche de ce poste et le système sonore permet, même à travers un casque, de savoir où se trouve la personne qui parle. Dans ce cas, même avec les yeux fermés, je savais que le pilote qui me parlait était devant moi à ma gauche. (Crédit photo: Christina Mackenzie)

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Les caméras que vous pouvez voir autour du grand écran et le capteur du rythme cardiaque du stagiaire sont adaptables à n’importe quel simulateur d’entraînement (Crédit photo : Christina Mackenzie)

Comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessus, la cabine est également utile pour développer l’ergonomie, peut-être en partenariat avec un autre projet sur lequel Thales travaille pour mesurer le comportement humain d’un stagiaire et donc être en mesure d’améliorer l’ergonomie des écrans visuels.

Le kit (caméras, capteurs, etc.) peut être adapté à n’importe quel simulateur. Les caméras enregistrent le regard du stagiaire, notamment pour voir s’il utilise une vision tunnel (c’est-à-dire qu’il fixe un écran à l’exclusion de tous les autres ce qui pourrait indiquer que l’information affichée sur cet écran est difficile à comprendre), ou, au contraire, s’il a un regard ‘papillons’ (c’est-à-dire qu’il regarde partout sans jamais poser son regard ce qui pourrait signifier que les informations recherchées ne sont pas facilement trouvées). Les résultats pourraient être extrêmement utiles non seulement pour améliorer la conception des plans d’instrumentation de commande et de contrôle dans les aéronefs, les véhicules et les navires, mais aussi la manière dont l’information elle-même est présentée sur les écrans.

(Crédit photo: Christina Mackenzie)

Sur l’écran de l’instructeur l’on voit où s’est porté le regard du stagiaire pendant un lapse de temps donné (Crédit photo: Christina Mackenzie)

Le Service de santé des Armées françaises valide les modèles du projet. Les mesures physiologiques qui sont prises peuvent aussi être utilisées pour surveiller les niveaux de stress en temps réel non seulement d’un stagiaire, mais du personnel déployé. Les niveaux de fatigue, de charge mentale et de stress donnent au commandant une image d’ensemble de l’état de la personne.

(Crédit photo: Christina Mackenzie)

Sur cet écran l’on voit tous les indicateurs mesuré tels que le rythme cardiaque du stagiaire (Crédit photo: Christina Mackenzie)