Starburst Accelerator aux commandes de l’Innovation Défense Lab

Encore une suite logique de la LPM 2019-2025 ! Florence Parly, ministre des Armées, se félicite de la notification, à la société Starburst Accelerator, du marché d’installation et de soutien de l’Innovation Défense Lab qui sera inauguré en fin d’année dans le 15e arrondissement de Paris. L’Innovation Défense Lab sera le poumon de l’Agence de l’innovation de défense nouvellement créée. Il est chargé d’identifier les innovations issues du civil intéressantes pour des usages militaires et d’accélérer leur intégration dans les équipements ou systèmes militaires existants ou les programmes futurs.

 

Chopard

 

Lieu d’expérimentation et d’échange, il réunira des personnes de tous horizons (ministère des Armées, laboratoires, start-up, PME, grands maîtres d’œuvre) hors des emprises habituelles du ministère, dans un environnement propice à la créativité et à la co-conception. Son équipe d’animation sera composée d’une quinzaine de personnes du ministère des Armées, issues de l’Etat-major des armées (EMA), de la Direction générale de l’armement (DGA) et du Secrétariat général pour l’administration (SGA).

 

Le contrat de services passé par le ministère des Armées à Starburst Accelerator comprend, pour une durée de trois ans et un budget maximum de 4,8 millions d’euros hors-taxes, la mise à disposition de l’espace tout équipé, permettant à l’Innovation Défense Lab d’organiser des séances de travail, des conférences et des mini-salons. Il prévoit aussi des prestations intellectuelles pour accompagner les projets, par exemple des études de marché ou des accompagnements spécifiques depuis l’idéation jusqu’au prototypage. Pour toutes ces prestations, Innovation Défense Lab s’appuiera sur l’excellente connaissance des écosystèmes innovants français et internationaux de Starburst Accelerator.

 

Mais qu’est-ce donc que Starburst Accelerator ? Cet incubateur a été créé par François Chopard en 2013 à Paris*. En quatre ans, cet homme particulièrement dynamique (une sorte de Richard Branson à la française) a fait de Starburst le premier incubateur de start-up aéronautiques et spatiales du monde. Ce qu’il écrit pour se présenter sur LinkedIn est d’ailleurs éloquent : « Aerospace Engineer, Strategy Consultant, Entrepreneur and now first Venture Capitalist dedicated to aerospace startups with office in San Francisco, Los Angeles, Montreal, Paris, Munich, Sao Paolo and Singapore. Strong business acumen in strategy, business development, marketing. Speakers at major conferences on the future of aerospace and transportation.” Voilà en tout cas un interlocuteur de choix pour la Défense !

 

Bref, créé à Paris en 2013 par François Chopard, Starburst Accelerator accueille une soixantaine de jeunes entreprises innovantes (start-up) proposant des technologies « disruptives » dans le domaine de l’aéronautique et de l’espace, comme l’écrit France Révolution. Le financement de ces dernières est assuré par un fonds de capital-risque doté de 200 millions de dollars. L’objectif de Starburst Accelerator est de mettre en relation ces jeunes pousses avec les grandes entreprises ou agences nationales (comme le CNES et la Nasa) afin d’accélérer le développement de technologies nouvelles. Et voilà qu’un marché exceptionnel – une fleur de plus à sa boutonnière –, vient enrichir l’activité de cet incubateur : l’installation et le soutien au bénéfice de l’Innovation Défense Lab, qui sera inauguré d’ici la fin 2018 dans le 15e arrondissement de Paris.

 

Puisque l’Innovation Défense Lab doit, pour fonctionner le plus créativement possible, échapper à l’emprise de structures militaires classiques, il sera installé dans des bureaux n’appartenant pas à la Défense ni à ses ramifications. Ce qui n’empêche que l’équipe d’animation de cet ID Lab sera composée d’une quinzaine de personnes issues de l’État-major des armées, de la Direction générale de l’armement et du Secrétariat général pour l’administration.

 

Les prestations que devra fournir l’incubateur vont de la « mise à disposition de l’espace tout équipé, permettant à l’Innovation Défense Lab d’organiser des séances de travail, des conférences et des mini-salons » jusqu’à des « prestations intellectuelles pour accompagner les projets, par exemple des études de marché ou des accompagnements spécifiques depuis l’idéation jusqu’au prototypage », précise le ministère des Armées.

 

Vu le rythme effréné auquel « phosphore » François Chopard et les résultats brillants dont il peut s’enorgueillir en cinq ans à peine, les espoirs fondés sur lui par la Défense sont à la mesure du défi lancé : Starburst Accelerator ne se traduit-il d’ailleurs pas à peu près par « accélérateur d’explosion d’étoiles » ? Les enjeux industriels, militaires et géopolitiques des « explosions » attendues sont impressionnants !

 

* Une courte interview de François Chopard est éloquente :