Opération Chammal: Rafale et ATL2 poursuivent Daech en Syrie

Cette semaine aura vu l’extension de la zone opérationnelle des forces françaises engagées au Moyen-Orient dans le cadre de l’opération Chammal. C’est une patrouille de Rafale qui, au lendemain de l’annonce officielle du Président de la République, à ouvert le bal avec une première mission effectuée le 8 septembre dernier. Une seconde mission a, le lendemain, engagé l’Atlantique 2 dépêché par la Marine Nationale.

 

Un Rafale décolle le 8 septembre pour un première mission ISR dans l'espace aérien syrien (Crédit: ministère de la Défense)

Un Rafale décolle le 8 septembre pour un première mission ISR dans l’espace aérien syrien (Crédit: ministère de la Défense)

 

Pendant plus de 6h30, une patrouille de Rafale est partie reconnaître les régions aux mains de Daech, aidée pour cela par un avion ravitailleur C-135 et, surtout, du pod Reco NG produit par Thales. En service depuis 2011, le pod Reco-NG permet d’effectuer des enregistrements vidéo et des captures d’images à très haute comme à très basse altitude, à courte comme à grande distance. Fonctionnant sur spectres visible et infrarouge, le Reco-NG autorise les prises de vue diurne et nocturne.

 

Cette première mission ISR a été directement suivie du déploiement, le 9 septembre, de l’ATL2 de la Marine Nationale. Selon le ministère de la Défense, celui-ci a fait usage de l’ensemble de ses capteurs embarqués : « caméra infrarouge jour et nuit, appareils photo à grosse focale et forte résolution et moyens de veille électronique et électromagnétique. »

 

Directement suivi, le 9 septembre dernier, par un ATL2 de la Marine Nationale (Crédit: ministère de la Défense)

Directement suivi, le 9 septembre dernier, par un ATL2 de la Marine Nationale (Crédit: ministère de la Défense)

 

À l’instar des missions précédentes effectuées dans l’espace aérien irakien, ces deux sorties sont planifiées, coordonnées et contrôlées depuis le CAOC Combined Air Operation Centre, centre interalliés des opérations aériennes d’Al Udeid au Qatar.

 

Suite logique des ces premiers vols de reconnaissance : les premières frappes française en Syrie ? Si ces vols ont pour vocation de « permettre au chef d’État de décider d’éventuelles frappes contre Daech sur le territoire syrien, en concertation avec les Etats-Unis », aucune annonce officielle n’a été faite dans ce sens de la part de l’Élysée, qui a précisé aujourd’hui, à travers le Ministre des Affaires Étrangères Laurent Fabius, que « Les conséquences à tirer [de ces deux premiers vols] ne sont pas décidées« …

 

Avec 700 militaires engagés, la présence française au Moyen-Orient reste conséquente et repose à la fois sur un volet terrestre et une composante aérienne. Le dispositif aérien repose actuellement sur douze avions de l’armée de l’air (6 Rafale, trois Mirage 2000D et 3 Mirage 2000N) et d’un avion de patrouille maritime Atlantique 2. Une centaine de militaire est également déployée dans le secteur de Bagdad pour des missions d’instruction auprès de l’armée irakienne. Le Détachement d’instruction opérationnel (DIO) 13 a par ailleurs terminé hier une formation en techniques commando et un stage « formateur des formateurs », commencés fin juillet, réalisés au profit des militaires de l’ICTS, (Iraqi Counter-Terrorism Service).