Livraison des 50 premiers MMP

Quatre mois après la qualification du Missile Moyenne Portée (MMP) par la DGA, un premier lot de 50 missiles et de 20 postes de tir a été livré entre le 15 et le 23 novembre aux forces armées françaises, a annoncé aujourd’hui le ministère des Armées.

 

Un missile MMP et son poste de tir (Crédit: MBDA)

Un missile MMP et son poste de tir (Crédit: MBDA)

 

Notifié le 3 décembre 2013 au missilier européen MBDA, le programme MMP doit aboutir, lors de l’étape 1, à la livraison, pour un budget total de 680M€, de 400 postes de tir et de 1750 missiles d’ici 2025. Selon le PLF 2018, les militaires français recevront un total de 150 munitions et 50 postes en 2017, suivis de 100 munitions et 125 postes en 2018, année durant laquelle une cinquantaine de postes de tir supplémentaires doivent être commandés.

 

Malgré l’importance du programme et les 98M€ qui lui seront alloués en 2018, le CEMAT, le général Jean-Pierre Bosser, a par ailleurs confirmé le 11 octobre en Commission de la défense nationale et des forces armées le « décalage temporaire » du programme de simulateurs d’entraînement MMP suite aux mesures de régulation budgétaires.

 

Avec l’arrivée de ce missile de « 5e génération » commence la retraite des vénérables Milan en service depuis 1974. Il remplacera également les missiles antichar Javelin, HOT et, en partie, ERYX. Le MMP est initialement destiné à équiper les unités de combat au contact et les forces spéciales débarquées afin de leur permettre de neutraliser tant les combattants que les cibles blindées.

 

Doté d’un autodirecteur bi-mode (visible et infrarouge refroidi), le MMP est conçu pour frapper sa cible de jour comme de nuit avec une portée maximale de 4000 mètres. Contrairement au Milan, le MMP intègre une capacité « tire et oublie » qui permet au missile d’atteindre sa cible de manière autonome sans que le tireur doivent continuer à le guider. Une liaison par fibre optique permet en outre de superviser le tir en toute sécurité et d’éventuellement corriger la cible en vol.

 

Fort de ces performances, MBDA travaille d’ores et déjà à son intégration sur les futurs EBRC Jaguar du programme Scorpion et envisage une version allongée pour armer les drones MQ-9 Reaper de l’armée de l’Air.