Jean-Jacques Bridey prend la tête de la Commission défense

Jean-Jacques Bridey, nouveau président de la Commission de la défense nationale et des forces armées de l’Assemblée nationale (Crédit photo: Assemblée nationale)

Jean-Jacques Bridey, nouveau président de la Commission de la défense nationale et des forces armées de l’Assemblée nationale (Crédit photo: Assemblée nationale)

Sans grande surprise, le député LREM du Val-de-Marne Jean-Jacques Bridey a aujourd’hui été élu à l’unanimité à la présidence de la Commission de la défense nationale et des forces armées de l’Assemblée nationale. Bridey, rare rescapé de la XIVe législature, succède à Patricia Adam (PS), éliminée au premier tour des législatives.

 

Ce député aguerri, membre de la Commission défense depuis juin 2012, a été l’un des premiers à rejoindre le camp Macron, qu’il avait ensuite conseillé pour élaborer son programme de Défense. Ex-membre des Commissions des affaires économiques et des affaires européennes, ancien membre suppléant de la délégation française à l’Assemblée parlementaire de l’OTAN, Bridey jouit de l’expérience nécessaire pour faire face aux dossiers sensibles qui l’attendent. Outre Bridey, seule une poignée de députés a survécu aux dernières législatives, à l’image de Gwendael Rouillard (LREM), également pressenti à la présidence de la Commission, Philippe Folliot (LREM), ou encore les Républicains Mariane Dubois et Charles de la Verpillère.

 

Y siège également Séverine Gipson, suppléante de l’actuel Ministre de l’économie et des finances Bruno Le Maire. Une titularisation qui ne manquera pas de faire grincer des dents parmi les états-majors, Bercy ayant récemment annoncé son intention d’amputer le budget de la défense d’un peu plus de 2,6Md€. On y retrouve également Richard Ferrand, président du groupe parlementaire LREM, et Louis Alliot, vice-président du Front National, et Carole Bureau-Bonnard (LREM), vice-présidente de l’Assemblée nationale, preuve de l’intérêt grandissant de la classe politique pour les questions de défense.

 

Avec seulement une poignée de députés réélus sur les 68 sièges disponibles pour cette Commission, la « fraîcheur » de ses membres devra s’appuyer sur la personnalité et l’expérience des quelques vétérans pour « apprendre », et vite. Car ces 68 députés (dont 26% de femmes) devront rapidement rassurer des militaires et industriels inquiets à l’heure où les sujets brûlants s’accumulent, telles que la modernisation de la dissuasion nucléaire, l’accélération du programme Scorpion ou l’augmentation du budget de défense.