Monster truck, éolienne hyperboloïde et parachutisme virtuel

Nous vous présentions hier le salon ADEX, organisé du 26 au 29 septembre à Bakou (Azerbaïdjan). Malgré une ampleur limitée, ADEX en aura étonné plus d’un de par le nombre d’idées innovantes qui y furent présentées. Une fois n’est pas coutume, FOB en a sélectionnées trois pour vous.

 

Commençons avec le véhicule tout-terrain Hunta, développé par la société biélorusse Overcomer. Le Hunta a tout d’un « monster truck », ces véhicules aux roues surdimensionnées conçus pour écraser d’autres véhicules et réaliser des cascades dans des stades américains. La force du Hunta réside justement dans ces pneus gigantesques, qui lui permettent de franchir pratiquement tout obstacle, de la boue au sable en passant par la neige et l’eau. Ces pneus, larges de 61 cm pour 1,4 m de diamètre, sont en effet sous-pressurisés pour permettre au véhicule de flotter : entre 0,1 et 0,5 bar au lieu de 2,5 bar en moyenne pour un pneu classique. La rotation des pneus couplée à une petite hélice fixée à l’arrière du véhicule permet au Hunta d’évoluer à 8 km/h dans l’eau. D’après Overcomer, ce véhicule peut transporter sept soldats et jusqu’à une tonne de matériel.

 

Le "monster truck" militaire Hunta présenté par Overcomer

Le « monster truck » militaire Hunta présenté par Overcomer

 

L'éolienne verticale dévoilée par les ingénieurs du russe ATOM

L’éolienne verticale dévoilée par les ingénieurs du russe ATOM

S’affranchir d’énergies fossiles coûteuses et peu écologiques est devenu le Saint Graal des industriels et laboratoires militaires. Les énergies renouvelables ont désormais largement intégré toutes les strates de l’équipement militaire au point d’être en mesure d’alimenter une petite base militaire, à l’image de ce projet d’éolienne à axe vertical mobile présenté à Bakou par la société russe ATOM. Une éolienne de type Darrieus hyperboloïde qui n’est pas sans rappeler les travaux de l’ingénieur et architecte russe Vladimir Choukhov. Sa structure est essentiellement constituée de pales en aluminium longues de 6 m et pesant chacune moins de 5 kg. Leur mouvement alimente un générateur placé à la base de la turbine faisant également office de stabilisateur. Une fois couplée, ces éoliennes peuvent produire jusqu’à 1 MW d’électricité, soit l’équivalent de la consommation de plus de 1000 foyers.

 

 

 

 

Et enfin le simulateur de saut en parachute exposé par Havelsan

Et enfin le simulateur de saut en parachute exposé par Havelsan

Voici enfin un produit qui fait directement écho à notre article récent sur les futures parachutes des forces spéciales françaises : un simulateur d’entraînement au saut en parachute proposé par la société turque Havelsan. Imaginez une sorte de balançoire high-tech reproduisant les conditions d’un saut en parachute, à grand renfort d’artifices dignes d’un studio hollywoodien. Ce simulateur repose avant tout sur un système de poulies et de cordes reliées à un véritable harnais de parachute. L’ensemble imite à la perfection les différentes phases du saut : chute libre, ouverture du parachute, phase de pilotage et, enfin, atterrissage. Le réalisme est poussé à son maximum grâce à l’utilisation d’un casque de réalité virtuelle type « Oculus Rift » sur lequel est projeté un environnement virtuel et un scénario. Ce casque, couplé à un interphone, permet à différents élèves d’interagir lors d’un saut groupé. Sensations « virtuelles » garanties.

 

À l’image d’autres simulateurs d’entraînement, celui-ci peut intégrer un nombre quasi infini de scénarios, de nombreux paramètres, tels que les conditions climatiques, la géographie, l’altitude de saut, la vitesse et l’orientation du vent, pouvant être modifiés avant ou pendant le saut depuis une salle de contrôle. D’après Emre Bilge, Directeur des ventes de la division Simulation, Technologies et Systèmes d’entraînement de Havelsan, cinq simulateurs de ce type sont déjà utilisés par les forces spéciales turques. Grâce à ce simulateur, « un saut d’entraînement virtuel ne coûte plus que 5 ou 6 €, au lieu des 60 € déboursés pour un saut en conditions réelles », nous explique Emre Bilge.