Exercice Griffin Strike, suite

Le 12 avril nous vous avions parlé de l’exercice anglo-français Griffin Strike au terme duquel les forces françaises et britanniques auront démontré que le concept du Combined Joint Expeditionary Force (CJEF) mis en place par les deux pays suite aux accords de Lancaster House signés en 2010 est « validé et crédible ».

Nous avions de l’avance sur les services de communication des armées car nous venons de recevoir le dossier de presse !

Nous y apprenons plusieurs choses, notamment que « la France a fait de Griffin Strike 2016 l’une de ses priorités malgré l’importance de ses engagements opérationnels. Elle y assure une participation pleine et entière. »

Nous y avons aussi trouvé une carte qui est plus parlante qu’une description pour vous montrer où s’effectuent ces exercices. FOB sera sur place à Salisbury jeudi.

carte Griffin Strike

 

Le dossier de presse nous apprend que Griffin Strike vise à jouer le déploiement complet d’une force expéditionnaire binationale. Couvrant l’ensemble des niveaux, stratégique, opératif et tactique, il permettra ainsi de tester en grandeur réelle la cohérence de la chaîne de commandement binationale, l’interopérabilité franco-britannique sur l’ensemble des composantes, et la réactivité d’un déploiement conjoint.

Le commandement de la force revient à la partie britannique qui assure également celui des deux composantes, terrestre et aérienne, la France commandant la composante maritime.

Pour ce qui est de la composante terrestre, la coordination entre états-majors est entièrement simulée.

Parallèlement, les échelons tactiques participent, au travers de manoeuvres réelles, à l’exécution des actions de combat sur le terrain militaire de Salisbury. Ces séquences permettront notamment de tester l’interopérabilité des chaînes de communication et de commandement. Cette partie portera sur des manoeuvres combinées en zone urbaine (à pied, avec des blindés et de l’infanterie), l’utilisation d’appui feu avec l’infanterie d’assaut britannique, et sur des procédures de relève (relève par dépassement, relève sur position).

Dans notre article du 12 avril nous avions fait état de « près de 300 militaires » français participant pour la composante terre avec 14 véhicules à leur disposition. Nous apprenons qu’en fait l’armée de terre française déploie plus de 450 militaires et une cinquantaine de véhicules. Dans notre liste nous n’avions pas les six véhicules blindés légers ; neuf véhicules de transport de troupe; l’engin du génie rapide d’appui et de protection ; le dépanneur de char Leclerc et le porteur polyvalent lourd de dépannage (PPLD).

Nous allons nous arrêter quelques instants sur ces PPLD qui entrent progressivement en service dans l’armée de Terre. Bénéficiant d’un fort potentiel de chargement tout en conservant une bonne mobilité, en offrant à l’équipage une protection adaptée aux opérations extérieures, le PPLD DP assure des missions de ravitaillement logistique, de transport ou d’évacuation de personnel, de maintenance et d’évacuation de véhicules immobilisés, de transport de matériaux pour l’appui à la mobilité, à la contre-mobilité et à l’aide au déploiement d’urgence.

 

Le nouveau porteur polyvalent lourd de dépannage avec dispositif de protection (PPLD DP).  Le PPLD DP est l'un des 4 nouveaux porteurs polyvalents terrestres qui entrent progressivement en service dans l’armée de Terre. Ils permettront de remplacer, à terme, le parc vieillissant de véhicules poids lourds (TRM 10000, VTL…). Bénéficiant d’un fort potentiel de chargement tout en conservant une bonne mobilité et en offrant à l’équipage une protection adaptée aux opérations extérieures, le PPLD DP assure des missions de ravitaillement logistique, de transport ou d’évacuation de personnel, de maintenance et d’évacuation de véhicules immobilisés, de transport de matériaux pour l’appui à la mobilité, à la contre-mobilité et à l’aide au déploiement d’urgence.

Le PPLD, autorisant quatre personnes en cabine, permet le halage d’autres véhicules immobilisés à l’aide d’un treuil de 18 tonnes, le levage jusqu’à 12 tonnes de divers organes (groupe motopropulseur, tourelles, etc.) à l’aide d’une grue, et le remorquage tracté-tiré ou tracté-levé des principaux véhicules en service (notamment du VBCI).

Le PPLD 8×8, fabriqué par le groupement franco-italien IVECO/SOFRAME, est projetable par BPC ou A400M. Il peut être équipé d’un dispositif de protection comprenant : une cabine blindée face aux agressions balistiques-mines-IED, une protection des vitrages contre les jets de pierres, un support d’armement d’autodéfense de 7,62 mm (permettant de recevoir la future mitrailleuse MAG58) avec une protection balistique du tireur et un dispositif de roulage à plat après perforation des pneumatiques. Au total, 400 systèmes de protection doivent être acquis au titre du programme. Le PPLD est prédisposé à recevoir la radio PR4G, le système d’information SITEL, le GPS DAGR ou PLGR, pour les versions protégées, un brouilleur de moyenne puissance et les moyens de simulation et d’entraînement CMT/STC-CENTAURE.

Les premières commandes fermes notifiées fin 2010 concernent respectivement l’acquisition de 50 PPLD, tous équipés de dispositifs de protection (cabines blindées avec circulaires protégées). Les premières livraisons des véhicules de série à l’armée de terre ont été effectuées en 2013.

Dans les mythologies anciennes le griffon (griffin en anglais)  est une créature avec la tête, les ailes et les serres d'un aigle, et l'abdomen, les pattes et la queue d'un lion ; il est muni d'oreilles de cheval

Dans les mythologies anciennes le griffon (griffin en anglais) est une créature avec la tête, les ailes et les serres d’un aigle, et l’abdomen, les pattes et la queue d’un lion ; il est muni d’oreilles de cheval