Exercice franco-espagnol LP Trueno

L’exercice conjoint franco-espagnol LP Trueno qui a impliqué 2300 militaires assistés par des hélicoptères et des centaines de véhicules, y compris le véhicule blindé Centauro et le canon automoteur CAESAR, a pris fin la semaine dernière sur le terrain d’entraînement de San Gregorio (CENAD – Centro Nacional de Adiestramiento), près de la ville espagnole de Saragosse.

 

Un canon léger de 105 mm de l'armée espagnole

Un canon léger de 105 mm de l’armée espagnole

Les soldats espagnols provenaient de trois régiments de la brigade parachutiste (BRIPAC), un bataillon d’état-major, le bataillon de sapeurs-parachutistes (BZPAC VI) et le groupement logistique parachutistes (GLPAC VI). Ils ont été rejoints par le groupe d’artillerie de campagne VI (GACAPAC), qui a déployé deux de ses batteries, l’une dotée de canons de 155mm espagnols SIC (Sistema Integrado de Artillería de Campaña), l’autre de canons britanniques de 105 mm.

 

Côté français, près de 85 soldats du 35e régiment d’artillerie parachutiste, issu de la 11e brigade parachutiste, pris part à l’exercice. Ils ont emmené avec eux quatre systèmes d’artillerie de 155 mm CAESAR (CAmion Equipé d’un Système d’Artillerie) qui ont ensemble tiré non moins de 200 obus lors de procédures d’appui-feu.

 

Un soldat espagnol du 5e régiment d'infanterie de Saragosse protège un hélicoptère Caïman lors de la phase de décollage (Crédit photo: EFE)

Un soldat espagnol du 5e régiment d’infanterie de Saragosse protège un hélicoptère Caïman lors de la phase de décollage (Crédit photo: EFE)

 

La force aéromobile de l’armée espagnole, la FAMET (Fuerzas Aermóviles del Ejército de Tierra), a quant à elle déployé un panachage de NH90 Caïman, Tigre et Super Puma/Cougar d’Airbus Helicopters en coordination avec des CH-47D Chinook, tandis que leurs homologues français de l’ALAT (Aviation légère de l’armée de Terre) déployait un Tigre et un Cougar.

 

L’exercice a démarré le 17 mai et s’est conclu le 23 mai. L’un de ses aspects parmi les plus spectaculaires fut le saut d’une cinquantaine de paras équipés de masques à oxygènes à une altitude de 8000 m, afin d’infiltrer la zone d’opération et de mettre en place une zone d’atterrissage pour les 500 parachutistes suivants. Les 50 sauteurs initiaux furent également chargés de sécuriser la zone en question. L’exercice LP Trueno a impliqué des manœuvres issues tant de la guerre régulière que du combat asymétrique et de guerre électronique, parfois réalisés la nuit… même si la lune a sans doute quelque peu aidé !