Détecter et identifier les radiations

Si SaphyRAD n’a rien à voir avec les pierres précieuses, ce système bel et bien lié à la détection des radiations. Développé par Bertin Instruments afin de remplacer les vénérables détecteurs de radiation DOM 410 et DOM DOR 309 des forces armées françaises, le SaphyRAD sera connu en France sous la dénomination DOM 420.

 

Le système SaphyRAD de Bertin Instruments (Crédit photo: Bertin Technologies)

Le système SaphyRAD de Bertin Instruments (Crédit photo: Bertin Technologies)

 

Doté d’un éventail plus large de senseurs ultra-sophistiqués que la génération précédente de détecteurs, SaphyRAD dispose également d’un écran couleur plus grand sur lequel l’opérateur verra non seulement les mesures de rayonnement mais également, et c’est une nouveauté, le type de radiation impliqué.

 

SaphyRAD se décline en différentes versions, selon les desiderata du client. Celui présenté au salon Milipol, organisé cette semaine à Paris, est le plus sophistiqué avec rien de moins que six senseurs, dont un pouvant être placé sur une plaie pour y détecter la moindre radiation.

Le ministère des Armées a commandé 1500 SapyRAD et évalue actuellement une première série de production en vue d’une qualification pour le premier semestre de 2018. La production devrait ensuite commencer avant fin 2018, au rythme d’une centaine de systèmes par mois durant à peu près un an et demi.

 

Bien qu’elle n’ai pas encore lancé de prospection à l’export, de nombreuses forces armées ont déjà manifesté leur intérêt pour le SaphyRAD, explique la société à FOB, car leurs dispositifs de mesure actuels ont au moins 30 ans et doivent donc être remplacés.