C’est dans les vieilles marmites qu’on fait les meilleures soupes

Bon nombre d’articles publiés sur ce blog (et par tous nos collègues spécialistes des questions de défense) vantent les mérites des nouvelles technologies : le dernier véhicule, robot, radar, et même  babiole dont nous ne soupçonnions même pas que nous en avions besoin. Mais parfois, quand ces technologies subissent les conditions difficiles d’opérations réelles, quelques bâtons, pierres, morceaux de ruban et un peu de sable sont plus efficaces. Nul besoin d’électricité, de batteries compliquées ou d’écrans tactiles pour créer la carte vue dans la photo ci-dessous, et une fois le plan effacé, aucune crainte qu’il reste mémorisé au fond d’un ordinateur où il serait susceptible d’être piraté.

 

Base avancée temporaire (BAT) de MADAMA, fin de journée. Les chefs des éléments français et nigériens participant à l'opération AGRAB se retrouvent autour de la caisse à sable afin de caler le déroulement de l'opération qui débutera le lendemain matin 6h.

Base avancée temporaire (BAT) de MADAMA, fin de journée. Les chefs des éléments français et nigériens participant à l’opération AGRAB se retrouvent autour de la caisse à sable afin de caler le déroulement de l’opération qui débutera le lendemain matin 6h (Crédit photo: armee2terre)

 

Le numéro 182 (2010) de l’« Australian Defence Force Journal » présente à ce propos un article intéressant en page 44 intitulé « Lasers or Longbows? A Paradox of Military Technology » (ou « Lasers ou Tir à l’Arc ? Le paradoxe de la technologie militaire ») que je vous encourage à lire si vous voulez savoir pourquoi la capacité croissante d’une puissance militaire s’accompagne toujours par une complexité et une vulnérabilité accrues.

 

Les photos présentées ici, prises par un photographe qui n’est malheureusement pas nommé, font partie d’une superbe série d’images illustrant les opérations estivales effectuées dans la bande sahélo-saharienne et postées par l’armée française sur sa page Facebook. Nous pensions donc, en ce dernier jour d’août, rendre hommage à tous ces soldats qui auront passé leur été sur d’autres espaces sablonneuses que la plupart d’entre nous, mais sans les parasols, transats et boissons fraîches dont nous avons pu sans doute profiter. Ils ont néanmoins eu droit à quelques paysages remarquables :

 

Cavaliers du 1er régiment de chasseurs pendant l’opération Piana qui a mobilisé plus de 400 militaires issus des Forces de défense et de sécurité du Mali (FDSM), de la force française Barkhane et de la MINUSMA. Ces militaires se sont déployés dans le Gourma pour y effectuer d’importantes patrouilles conjointes dans une zone qui était réputée avoir hébergé des groupes armés terroristes (GAT) (Crédit photo: armee2terre)

Cavaliers du 1er régiment de chasseurs pendant l’opération Piana qui a mobilisé plus de 400 militaires issus des Forces de défense et de sécurité du Mali (FDSM), de la force française Barkhane et de la MINUSMA. Ces militaires se sont déployés dans le Gourma pour y effectuer d’importantes patrouilles conjointes dans une zone qui était réputée avoir hébergé des groupes armés terroristes (GAT) (Crédit photo: armee2terre)

Pas tout à fait un traditionnel pour ces soldats prenant part à l'opération Piana dans la région de Gourma (Crédit photo: armee2terre)

Pas vraiment un safari traditionnel pour ces soldats prenant part à l’opération Piana dans la région de Gourma (Crédit photo: armee2terre)