Barkhane neutralise une vingtaine de djihadistes

Week-end chargé pour les soldats de la force Barkhane, engagés dans une vaste opération, baptisée Bayard, qui « a permis la neutralisation d’une vingtaine de terroristes dans la forêt de Foulsaré à proximité de la frontière entre le Mali et le Burkina Faso, au sud-ouest de Gao, » a déclaré le 30 avril le ministère de la Défense français.

 

Barkhane montre les crocs et neutralise 20 djihadistes et une base logistique (Crédit photo: @EtatMajorFR/Ministère de la défense)

Barkhane montre les crocs et neutralise 20 djihadistes et une base logistique (Crédit photo: @EtatMajorFR/Ministère de la défense)

 

C’est dans cette « zone refuge et d’influence des terroristes », qu’a été tué le caporal-chef Julien Barbé le 5 avril dernier lors de l’opération Panga. Celle-ci avait permis de récolter les renseignements essentiels dont l’exploitation a conduit à la concrétisation du raid de ce week-end.

 

Lancé le 1er août 2014 en partenariat avec les pays du G5 Sahel*, le dispositif Barkhane regroupe actuellement 4000 militaires dont la mission consiste à soutenir les cinq pays partenaires dans la lutte contre les groupes djihadistes actifs dans la bande sahélo-saharienne.

 

Le samedi 29 avril, deux hélicoptères Tigre, précédés de frappes aériennes menées par deux Mirage 2000, sont intervenus pour sécuriser la zone et permettre le déploiement en hélicoptères Caïman d’un détachement de commandos de la 27e Brigade d’Infanterie de Montagne.

 

Les commandos de la 27e BIM se sont directement déployés à proximité des positions ennemies avant, le lendemain matin, de procéder à la fouille de la zone d’opération en compagnie d’équipes de déminage. Et c’est le  jackpot : « De l’armement, des munitions, des lance-roquettes et des composants destinés à la fabrication d’engins explosifs ont été découverts en quantités importantes, » s’est félicité le ministère de la Défense.

 

« La situation semble évoluer de manière positive », expliquait le ministère de la Défense vendredi dernier dans un compte-rendu de l’opération Barkhane. Outre la multiplication des opérations françaises, les pays du G5 Sahel mettront bientôt sur pied une « Force conjointe » dont le contingent, limité à 5000 militaires, sera doté d’un mandat essentiellement orienté vers la lutte contre le terrorisme.

 

 

*Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad